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Wok’n’woll au parc Yoyogi

Harajuku Rockabilly

Bon. Je ne sais pas trop comment présenter ça car ça dépasse l’entendement.

Tous les dimanches depuis les années 80, y a une bande de fans de rockabilly qui se retrouvent au parc Yoyogi (là où on peut également voir quelques amateurs de cosplay répéter leurs chorégraphies parmi les arbres) et qui dansent. Mais attention, avec les looks qui vont avec la musique, blousons en cuir, lunettes de soleil, santiags et surtout coiffures.

Lui c’est le chef ; c’est lui qui décide quelle chanson on va mettre ensuite, c’est lui qui décide qui vient danser et qui reste assis. On le reconnaît facilement : il a la plus grosse banane. Accessoirement il fait les meilleures figures acrobatiques.
Harajuku Rockabilly

Exemple de figure acrobatique du chef.
Harajuku Rockabilly

Vue arrière du chef. L’indispensable peigne dans la poche du jean. A l’arrière-plan, accroupie, la seule fille du groupe, en tout cas ce jour là. A l’arrière-arrière-plan, des gens qui prennent des photos, sur lesquelles j’apparais probablement (en train de prendre une photo).
Harajuku Rockabilly

Vue arrière du nouveau, également connu sous le nom de « Le stagiaire ». On le reconnait facilement : il danse moins bien que les autres et il ne porte pas le t-shirt officiel « Strangers – Greaser on the road ». Le chef non plus, mais c’est le chef.
Harajuku Rockabilly

A gauche : le sous-chef. Il aimerait être chef. Il a l’expérience requise, il a des super tatouages, il se débrouille pas mal en danse, il est capable de chanter toutes les chansons en playback. Mais malheureusement il lui manque l’essentiel pour être chef à la place du chef : une banane plus grosse. A droite (sur la moto) : le guest ; il fait partie d’un deuxième groupe qui se produit à 20m des Strangers et qui a beaucoup moins de succès. Exceptionnellement il est venu faire quelques chansons avec les Strangers, invité par le chef en personne.
Harajuku Rockabilly

Les paroles des chansons sont physiquement interprétées pour permettre aux sourds de profiter du spectacle. Ci-dessus, la moto. Ci-dessous, le ciel, le sommet, le top. A gauche, un raccord coiffure en direct.
Harajuku Rockabilly

Vue arrière du sous-chef observant passivement le chef dans toute sa splendeur et rêvant de porter à son tour le manteau de cuir de chef.
Harajuku Rockabilly

Tout le groupe ne participe pas sur toutes les chansons. C’est le chef qui décide. Ici une pause au premier plan, et le nom du groupe, Strangers – Greaser on the road. Il existe en fait plusieurs groupes (ce jour-là il y en avait deux).
Strangers - Greaser on the road

Vue finale sur tout le groupe (+ le guest du 2ème groupe). De gauche à droite : la seule fille ; (derrière, un peu caché) le figurant ; le sous-chef ; (au centre) le guest ; (caché derrière le guest) le stagiaire ; le gros sympa ; (devant, de dos, avec la veste en jean) le figurant n°2 ; le chef.
Harajuku Rockabilly

Précisions techniques si vous voulez les voir :

  • a priori c’est tous les dimanches, mais je ne sais pas dans quelle mesure les conditions météo peuvent venir à bout de la force du rock’n’roll ;
  • je ne sais pas s’il y a d’autres jours que le dimanche ;
  • je ne sais pas à quelle heure ça commence ni à quelle heure ça finit ; on les a vus vers 17h ;
  • l’accès au cercle de danse est réservé aux membres du groupe ; les touristes qui tentent de s’incruster pour danser avec les stars se font jeter par le sous-chef, et c’est bien normal puisqu’ils n’ont pas de banane ;
  • le lieu de rendez-vous actuel est indiqué ici, mais apparemment il y a quelque temps c’était à 300m, donc ça peut changer. Attention si vous vous trompez de zone vous pouvez tomber sur le clan des hommes habillés en personnages féminins de mangas.

Cat Cafes : chats en libre-service

Je ne comprends absolument rien à cette infographie, mais elle contient des dessins de petits chats donc je valide.

Les bars à chats (photos), c’est un peu le nouveau truc cool qui à la fois attire par curiosité et une certaine recherche de l’exotisme, et fait un peu peur parce qu’on se demande ce qu’on peut bien y faire une fois qu’on y est. Comme les capsule hotels.

Résumé du concept en vidéo, 1 minute, pas de paroles, juste une super musique et des chats :

Le business est en tout cas en plein boom au Japon. Même Bernardo de la Villardière-san en a parlé dans Enquête Exclusive il y a 2-3 ans, alors bon, quand même, hein. Dans une scène mémorable dont je ne retrouve malheureusement pas la trace sur Youtube, on le voyait, en plein trip paumé genre Bill Murray dans Lost in Translation, en train de caresser un chat, tout en expliquant qu’il est en train de caresser un chat. C’était peu après la scène où sur le toit d’un immeuble, il récoltait des patates douces avec des employés de bureau, en se proclamant « le samouraï de la patate douce ».

Le phénomène est également visible sur le site nya-n.jp, qui s’efforce de référencer le maximum d’établissements, avec géolocalisation, date d’ouverture, lien vers le site officiel, etc. (voir la carte interactive des cat cafés)

Les bars à chats de Tokyo

Récemment, la ville de Tokyo a mis en place une interdiction d’ouverture des commerces exposant des animaux au delà de 20h. Le puissant lobby des gérants de bars à chats, après avoir bien flippé, a réussi à négocier une dérogation : dans leur cas, il est possible de rester ouvert jusqu’à 22h (source).

Vêtements pour chiens : la grande classe

Au Japon, les chiens peuvent pratiquement se fondre parmi les humains grâce à tout un tas d’accessoires ; des vêtements (t-shirts, chemisiers, vestes, pantalons, jupes) bien sûr, mais aussi des lunettes de soleil, des perruques, des poussettes ou encore des costumes de superhéros et personnages de mangas (pour les chiens cosplayers).

Dog clothes - Stitch
Costume de Stitch pour chien. Egalement disponible : le sac de transport de chien Stitch. [vu au centre commercial Venus Fort, Odaiba, Tokyo]

Dog clothes - Sportswear
Kimono de judo, maillots de foot, baskets et lunettes de soleil, pour les chiens sportifs. [vu au centre commercial Venus Fort, Odaiba, Tokyo]

Stroller for dogs
Poussette pour chiens. Pour les bébés chiens qui ne savent pas marcher ou pour les gros chiens fainéants. [vu au centre commercial Venus Fort, Odaiba, Tokyo]

Dog clothes - Minnie Mouse
Chemisiers et jupes Minnie, pour les chiennes coquettes fans de Disney (ou pour les chiens mâles efféminés). [vu au centre commercial Venus Fort, Odaiba, Tokyo]

Lee Cooper dog clothes
Style décontracté avec la ligne de jeans et t-shirts Lee Cooper, à accessoiriser avec des lunettes de soleil (par exemple). [vu au centre commercial Venus Fort, Odaiba, Tokyo]

Dog clothes - Winnie the Pooh and Piglet
Pour les chiens fans de Winnie l’Ourson et ses amis, les déguisements officiels de Winnie et Porcinet. [vu au centre commercial Venus Fort, Odaiba, Tokyo]

Dog's coolest wardrobe ever
Costumes de super-héros et personnages de mangas pour les chiens cosplayers. [Vu au centre commercial ATC à Osaka]

Le caca en or "Kin no Unko" : la soluce (presque)

Lucky Golden Poo

Après quelques recherches, voici enfin la soluce (partielle, en fait) de l’énigme du mystérieux caca en or japonais. Ce caca en or, qui s’appelle Kin no Unko (ce qui signifie le caca d’or), est un porte-bonheur.

L’explication à cette crotte dorée est un jeu de mots : par contre, les détails sur ce jeu de mots varient suivant les sources. J’ai trouvé 3 explications différentes. La première c’est que unko (caca) commence par la même syllabe un- qu’un mot signifiant chance en japonais (mais le mot en question n’est pas cité). La deuxième est que le kanji signifiant porte-bonheur est proche de la forme raccourcie du mot caca. La troisième est que ko-un (l’inverse de unko) signifie bonne fortune.

Kin no Unko

Pachinko King : à l’intérieur d’une salle de pachinko

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La salle de pachinko « Pachinko King » se trouve à Kyoto, à proximité du centre-ville. On la repère facilement grâce à sa déco ultra-lumineuse et ultra-colorée (comme toutes les salles de pachinko d’ailleurs). Le Pachinko King est sobrement décoré avec un faux 1er étage rempli de néons fluo circulaires agencés à l’intérieur d’une sorte de grande pièce dont les murs et le plafond sont des miroirs (voir photo ci-dessus).

Pour ceux qui ne connaissent pas le pachinko : c’est un jeu dans lequel on met des petites billes métalliques dans une machine qui est une espèce de mix entre un flipper et une machine à sous. Les billes descendent, guidées par des obstacles fixés sur le plateau vertical. Le joueur ne contrôle que la vitesse à laquelle il envoie les billes dans la machine. Selon l’endroit où les billes tombent, on peut gagner de nouvelles billes. Les machines de pachinko sont souvent basées sur des licences, comme Kinniku Man (Muscle Man) ou Hokuto no Ken (Ken le Survivant).
> Voir pachinko sur Wikipedia

Comme toute les salles de pachinko, il suffit de passer devant au moment où quelqu’un entre ou sort – déclenchant ainsi l’ouverture des portes automatiques – pour profiter de la joyeuse ambiance musicale qui règne à l’intérieur.

Le Pachinko King est la seule salle de pachinko à l’intérieur de laquelle nous nous sommes aventurés (voir jour 3); c’est un progrès important puisqu’en 2004 à Tokyo on s’était contentés de l’extérieur des salles. L’expédition a duré environ 60 secondes, le temps de parcourir deux allées pour faire un aller-retour jusqu’au fond. Fumée de cigarette, climatisation à fond, musique à fond, lumière agressive, animateurs avec micro-casques dans les allées. Le secret des joueurs qui parviennent à rester à l’intérieur plusieurs heures reste entier.

En exclusivité, la seule photo que j’ai pu prendre à l’intérieur avant qu’un employé de la salle ne me rappelle que les photos sont interdites :
Inside a pachinko parlor

Les accessoires pour chiens


Un déguisement de Stitch


Des déguisements de Winnie l’ourson et Porcinet


Des maillots de foot, des kimonos, des lunettes de soleil


Des jeans et des t-shirts Lee


Pour les filles : des t-shirts Minnie, des jupes, des yukata et des colliers


Des poussettes

Bref, uniquement des trucs indispensables avec lesquels les chiens se sentent à l’aise.

Le mystérieux caca en or


Un truc étrange qu’on voit régulièrement, notamment dans les magasins de souvenirs : un caca en or. Ca a l’air d’être une sorte de porte-bonheur.
Ci-dessus la plus grande statue de caca en or connue à ce jour, dans une vitrine à Osaka.

> Le site officiel d’Unchikun (apparemment c’est son nom)

Raju – Un restaurant indien

Ce qui est surprenant, c’est la mascotte : apparemment ils ont acheté un mannequin de chef français (ou autre pays d’Europe dans le même style) et lui ont peint la peau en noir pour qu’il ressemble à un Indien. Je trouve que c’est plutôt réussi.

Indian restaurant with black French chef

(vu à Kyoto dans le secteur des facs)