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Gozan no Okuribi : des dessins géants enflammés sur des collines

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Alors qu’on se promenait dans le parc du Palais Impérial (l’ancien, à Kyoto – l’actuel se trouvant à Tokyo), on a remarqué sur une des collines entourant Kyoto un gros kanji (idéogramme) comme dessiné en négatif, déboisé parmi les arbres qui recouvrent la colline.

On avait vu la même chose lors de notre excursion au Mont Fuji en 2004, sans vraiment savoir de quoi il s’agissait.

En feuilletant un livre sur Kyoto dans le magasin de souvenirs du Kinkakuji, j’ai trouvé la réponse. Il s’agit en fait de la trace d’un festival, le Gozan no Okuribi, qui a lieu chaque année le 16 août, et pendant lequel des feux sont allumés sur cinq collines autour de Kyoto. Trois des cinq feux sont des kanji : le kanji dai (« grand ») est écrit sur deux collines, et les kanji myo ho (« excellente loi ») sur une autre. Sur les deux dernières collines, un bateau et une porte torii sont représentés.

Ca doit être sympa à voir.

> Gozan no Okuribi sur Wikipedia
> Gozan no Okuribi sur Kyoto Travel

Jour 12 : le matin à Koyasan

6h25. On frappe à la porte (coulissante) ; un moine passe la tête par la porte et on nous pose une question qu’on ne comprend pas. On se réveille et on essaie de comprendre ce qui se passe ; on répond « yes ». Le moine répond « no » et repart.

Il revient 30 secondes plus tard et repose la même question. Il redit « no » et repart.

On pense que c’est pour le petit déjeuner, même s’il est 6h25 et que c’était prévu à 7h30.

On commence donc à enfiler nos yukata, pour qu’il puisse entrer sans voir nos pyjamas de Garfield et Hello Kitty. Il revient dans la chambre et voyant les yukata s’exclame « No yukata no no please, please change », d’un air complètement paniqué.

On finit par comprendre qu’il vient nous chercher pour la cérémonie de la méditation prévue à 6h30 (soit dans 5 minutes). On s’habille vite fait et on sort dans le couloir, où on retrouve d’autres personnes logeant dans la même aile du temple que nous. Quand nous sommes tous regroupés, le moine nous amène jusqu’à la salle principale du temple, où trois moines sont en train de « chanter » des prières ; la ligne de chant est monocorde et pratiquement sans interruptions, sauf pour reprendre sa respiration. De temps en temps, un des moines (le chef, visiblement) donne un coup sur une sorte de vase métallique, ce qui émet un bruit similaire à une cloche. Un autre moine est équipé de petites cymbales, qu’il frappe rarement mais en longues séries (25 coups environ). Le 3ème moine est malade, il tousse.

On regarde sans trop comprendre ce qui se passe.

Au bout d’une demi-heure, on sort du temple et on est guidés vers un autre bâtiment dans lequel se trouve un autre moine, avec un habit plus coloré que les autres ; ça doit être le chef. Il verse le contenu de différentes coupelles dans une sorte de barbecue ; dans un coin de la pièce, un moine chante et tape sur un tambour. Le chef empile ensuite des petits morceaux de bois sur le barbecue, et il allume le feu. Le moine avec le tambour fait un solo qui déchaîne les foules (en fait non tout le monde dort ou se demande ce qui se passe, sauf quelques uns qui sont à fond dans le truc et qui font tous les bons mouvements de prières avec les mains et tout).

Ah oui, il n’y a aucune photo parce que c’est allé tellement vite entre le moment où on nous a réveillés et le moment où on était dans le couloir que j’ai pas pensé à prendre mon appareil. Mais tout ceci est vrai.

Jour 7 : Kyoto – Début des festivités pour Gion Matsuri



On se dirige vers les rues commerçantes couvertes et on constate :
– qu’il y a plus de policiers que d’habitude
– qu’il y a plus de gens en yukata (= kimono) que d’habitude ; même des tout petits (y compris ceux dans les poussettes) sont en yukata

Au bout d’un moment, on tombe sur l’explication : dans certaines rues, des stands ont été installés et il y a de la musique. Il y a une sorte de foire en soirée, dans le cadre du festival Gion Matsuri dont les parades sont prévues le 16 et le 17 juillet.

Il y a différentes sortes de stands :
– nourriture : de la pomme d’amour (avec des variantes : fraise d’amour, clémentine d’amour…) au poulpe grillé en passant par les nouilles au chou, les brochettes de poulet et des trucs indéfinissables
– jouets et autres gadgets : machins clignotants divers, ballons avec un peu d’eau dedans et attachés à un élastique (l’équivalent de nos petites raquettes en plastique avec ballon gonflable attaché)
– jeux : loteries (beaucoup de jeux Wii et DS à gagner), pêche aux poissons (on a une sorte d’épuisette en papier et le but du jeu est d’attraper autant de poissons que possible avant que le papier ne se déchire ; il y a des variantes avec des billes en plastique et des figurines de Pokémon, Doraemon et autres trucs mignons)


(fraises d’amour)


(petits garçons en kimono, qui jouent au jeu de la pêche aux poissons)

Il y a également pas mal de stands ou petits magasins (certains montés pour l’occasion, dans des garages par exemple) qui vendent des yukata, des ombrelles et des sandales en bois.


(une team de musiciens ; il y a 15 teams en tout)

5ème jour : Kyoto – La parade du Gion Matsuri se prépare


La parade du festival traditionnel Gion Matsuri qui aura lieu le 16 et le 17 juillet se prépare dans les rues du centre de Kyoto : les chars en bois construits pour l’occasion commencent à prendre forme. Une équipe de télévision filme un char pratiquement terminé, stationné devant un grand centre commercial.