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« Night Stroll »

Des formes géométriques lumineuses, de la musique, des rues nocturnes à Tokyo.

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Un parc à vélos tout simple

Tokyo DisneySea, beaucoup de monde mais on comprend pourquoi

On est rentrés depuis 2 jours, mais j’ai encore quelques trucs à publier.

Xème jour (j’ai arrêté de compter) : Tokyo DisneySea, qui se trouve juste à côté de Tokyo Disneyland (qu’on avait déjà visité en 2004). Le parc a seulement 11 ans, et ça se voit. Les décors sont excellents (mention spéciale pour la base secrète du capitaine Nemo aménagée à l’intérieur du cratère du volcan géant qui se trouve au milieu du parc), de même que la plupart des attractions qui donnent un gros coup de vieux à pas mal des attractions phares des autres parcs Disneyland.

Comme son nom ne l’indique pas, DisneySea n’est pas un parc aquatique : en dehors d’une attraction qui mouille un peu et d’un spectacle dans lequel une partie du public est bien arrosée, on reste au sec. Le parc s’appelle DisneySea d’une part parce qu’il est en bordure immédiate de la mer (vraiment immédiate : une digue sert de séparation entre les bassins à l’intérieur du parc et l’océan pacifique – en cas de tsunami le parc n’existe plus), d’autre part parce que la plupart des zones du parc ont un rapport (plus ou moins direct) avec la mer (Mediterranean harbor, Port discovery, Mermaid lagoon, Lost River delta…).

Le Disneyland Resort Tokyo est accessible depuis Tokyo en 30-40 minutes (métro puis train puis navette Disney), c’est pratique.

On y est allés un lundi, en supposant qu’il y aurait moins de monde que le week-end. Si c’est le cas, alors ça doit être un cauchemar le week-end. Les files d’attente pour les attractions phares battent tous les records qu’on a pu constater à Disneyland Paris : entre 9h et 17h, les attentes annoncées sont de 2h30-3h pour les 3-4 principales attractions (Voyage au centre de la terre, Stormriders, Indiana Jones et le temple des crânes de cristal, Raging spirits). A 10h, l’attente affichée pour l’attraction Toy Story ouverte un mois plus tôt est de 340 minutes. Oui, ça fait 5 heures et 40 minutes d’attente. Pour une attraction. Comme pour le feu d’artifice de la baie de Tokyo, on constate avec résignation qu’il est impossible de rivaliser avec les Japonais en matière de patience et on commence à se dire qu’on ne va rien pouvoir faire de la journée… Il y a même la queue aux stands de popcorn et aux restaurants.

Le système Fastpass est disponible pour la plupart des attractions (heureusement), mais à 10h il n’y en a déjà plus pour Toy Story, à 11h30 il n’y en a plus pour Voyage au centre de la terre, et en début d’après-midi il n’y en a plus pour Indiana Jones et pour Raging spirits. Attention, les règles sont différentes de celles de Disneyland Paris : la limite aux Fastpass n’est pas le nombre simultané que vous pouvez posséder, mais le délai (2h) qui est imposé pour prendre un nouveau Fastpass quand vous venez d’en prendre un. Il faut donc bien choisir l’ordre de retrait des pass en fonction de l’envie de faire telle ou telle attraction et le risque que les Fastpass soient épuisés au moment où vous pourrez en obtenir, sachant en gros que 6h après l’ouverture du parc il n’y a plus rien pour les attractions phares.

Bilan de la journée : on a quand même réussi à pas mal nous en sortir, après avoir découvert la règle des Fastpass. En dehors de Toy Story et ses 5 heures d’attente et d’un truc avec des bateaux-bouées qui avait l’air marrant (et rafraîchissant), on a pu faire à peu près  tout ce qu’on voulait dans la journée, en jonglant entre les Fastpass, des vraies files d’attente (2 fois) et en restant presque jusqu’à la fermeture du parc (22h). Et finalement ça valait vraiment le coup, malgré la foule.

Voyage au centre de la terre : comme le  Space Mountain de Disneyland Paris, c’est basé sur Jules Verne (avec décor dans le même esprit que Space Mountain). 2h d’attente (3h annoncées), la seule vraie file d’attente longue qu’on aura dû faire dans la journée. Heureusement l’attente se passe sous terre, au frais. L’attraction est un circuit souterrain (pour l’essentiel) sur des sortes de voitures montées sur rail, et qui peuvent simuler des chocs, accélérations etc. pour renforcer les sensations de mouvement du véhicule (en gros c’est une mini cabine de cinéma dynamique montée sur pneus). Attraction très sympa qui commence plutôt doucement et qui finit sur les chapeaux de roue, avec un gros montre qui jaillit sur le côté, une grosse accélération et une sortie du volcan.

Raging spirits : c’est pratiquement la même chose que la montagne russe Indiana Jones et le temple du péril de Disneyland Paris, avec un meilleur décor mêlant l’eau et le feu. Très bien, mais si vous avez déjà fait Indiana Jones à Paris il y a d’autres attractions à faire en priorité.

Stormriders : un cinéma dynamique qui nous embarque dans un vaisseau lancé à l’intérieur d’une tornade. Très gros coup de vieux pour Star Tours ! L’expérience est beaucoup plus intense, et est en plus renforcée par des effets dans la cabine (panneaux du plafond qui se décrochent, projection de « pluie », vent…). Excellent.

Indiana Jones et le temple du crâne de cristal : créée avant le film, cette attraction n’est en fait pas liée au scénario de ce dernier, et le design du crâne de cristal est différent. Techniquement c’est comme Voyage au centre de la terre : des véhicules à mouvements augmentés, sur un circuit souterrain. Contraîrement aux habituels trains de montagnes russes, ces véhicules ne permettent pas de faire des loopings et vrilles ; l’attraction est plutôt basée sur les décors et l’immersion dans l’aventure que sur les sensations fortes des montagnes russes. L’enchaînement des évènements dans le parcours font qu’on se croit vraiment dans une aventure d’Indiana Jones (qu’on rencontre à plusieurs reprises dans le circuit). On se surprend à se baisser derrière les sièges quand le crâne de cristal nous envoie une sorte de boule de feu qui semble plus vraie que nature (je ne sais pas comment c’est fait). C’est peut-être la meilleure attraction du parc, avec pour ne rien gâcher des décors superbes dans la file d’attente qui nous amène à l’intérieur du temple.

 

La tour de la terreur : même attraction qu’à Disneyland Paris, seul le décor et le scénario change. Je préfère d’ailleurs cette version à la version 4ème dimension. Ici le thème est une malédiction qui frappe un aventurier, avec une statuette maudite qui projette l’ascenseur dans un univers parallèle.

Enfin, mention spéciale pour le spectacle Summer Splash : si vous avez toujours rêvé de voir Tic et Tac portant des turbans et chantant en japonais à bord d’un bateau déguisé en dromadaire rose se déplaçant dans un décor de village méditerranéen tandis que le génie d’Alladin tire au canon à eau depuis un hors-bord, vous êtes servis.

Robot géant !

Gundam - Odaiba

Echelle : 1/1 (soit 18m de hauteur).

Toutes les heures, le robot s’anime (enfin, la tête bouge, les yeux et diverses autres lampes s’allument, de la fumée sort des articulations, et de la musique et des phrases enregistrées sont jouées).

Gundam - Odaiba

C’est marrant, cette série est hyper populaire au Japon (cf. cette statue permanente dans une zone très fréquentée et très exposée de Tokyo, les Gundam cafés, les énormes rayons de maquettes Gundam dans les magasins de jouets, etc.), et pourtant très peu connue en France contrairement à plein d’autres mangas et dessins animés.

Gundam - Odaiba

Gundam - Odaiba

Gundam - Odaiba
(pas loin du vrai Gundam, une parodie à base de caca à la Dr Slump, par contre celle-ci est temporaire) (à l’arrière-plan la princesse Shirahoshi de One Piece)

Shinjuku

Shinjuku

Crossing

"Bandit - Selected Toys"

"Puk Pupa Teatro"

Cycliste musicien

Un type habillé en cycliste qui joue un mélange de batterie et de xylophone dans le parc de Ueno, en racontant des blagues qui visiblement ne sont pas drôles puisque même les Japonais qui comprennent ne rient pas.

Cyclo-drummer

Wok’n’woll au parc Yoyogi

Harajuku Rockabilly

Bon. Je ne sais pas trop comment présenter ça car ça dépasse l’entendement.

Tous les dimanches depuis les années 80, y a une bande de fans de rockabilly qui se retrouvent au parc Yoyogi (là où on peut également voir quelques amateurs de cosplay répéter leurs chorégraphies parmi les arbres) et qui dansent. Mais attention, avec les looks qui vont avec la musique, blousons en cuir, lunettes de soleil, santiags et surtout coiffures.

Lui c’est le chef ; c’est lui qui décide quelle chanson on va mettre ensuite, c’est lui qui décide qui vient danser et qui reste assis. On le reconnaît facilement : il a la plus grosse banane. Accessoirement il fait les meilleures figures acrobatiques.
Harajuku Rockabilly

Exemple de figure acrobatique du chef.
Harajuku Rockabilly

Vue arrière du chef. L’indispensable peigne dans la poche du jean. A l’arrière-plan, accroupie, la seule fille du groupe, en tout cas ce jour là. A l’arrière-arrière-plan, des gens qui prennent des photos, sur lesquelles j’apparais probablement (en train de prendre une photo).
Harajuku Rockabilly

Vue arrière du nouveau, également connu sous le nom de « Le stagiaire ». On le reconnait facilement : il danse moins bien que les autres et il ne porte pas le t-shirt officiel « Strangers – Greaser on the road ». Le chef non plus, mais c’est le chef.
Harajuku Rockabilly

A gauche : le sous-chef. Il aimerait être chef. Il a l’expérience requise, il a des super tatouages, il se débrouille pas mal en danse, il est capable de chanter toutes les chansons en playback. Mais malheureusement il lui manque l’essentiel pour être chef à la place du chef : une banane plus grosse. A droite (sur la moto) : le guest ; il fait partie d’un deuxième groupe qui se produit à 20m des Strangers et qui a beaucoup moins de succès. Exceptionnellement il est venu faire quelques chansons avec les Strangers, invité par le chef en personne.
Harajuku Rockabilly

Les paroles des chansons sont physiquement interprétées pour permettre aux sourds de profiter du spectacle. Ci-dessus, la moto. Ci-dessous, le ciel, le sommet, le top. A gauche, un raccord coiffure en direct.
Harajuku Rockabilly

Vue arrière du sous-chef observant passivement le chef dans toute sa splendeur et rêvant de porter à son tour le manteau de cuir de chef.
Harajuku Rockabilly

Tout le groupe ne participe pas sur toutes les chansons. C’est le chef qui décide. Ici une pause au premier plan, et le nom du groupe, Strangers – Greaser on the road. Il existe en fait plusieurs groupes (ce jour-là il y en avait deux).
Strangers - Greaser on the road

Vue finale sur tout le groupe (+ le guest du 2ème groupe). De gauche à droite : la seule fille ; (derrière, un peu caché) le figurant ; le sous-chef ; (au centre) le guest ; (caché derrière le guest) le stagiaire ; le gros sympa ; (devant, de dos, avec la veste en jean) le figurant n°2 ; le chef.
Harajuku Rockabilly

Précisions techniques si vous voulez les voir :

  • a priori c’est tous les dimanches, mais je ne sais pas dans quelle mesure les conditions météo peuvent venir à bout de la force du rock’n’roll ;
  • je ne sais pas s’il y a d’autres jours que le dimanche ;
  • je ne sais pas à quelle heure ça commence ni à quelle heure ça finit ; on les a vus vers 17h ;
  • l’accès au cercle de danse est réservé aux membres du groupe ; les touristes qui tentent de s’incruster pour danser avec les stars se font jeter par le sous-chef, et c’est bien normal puisqu’ils n’ont pas de banane ;
  • le lieu de rendez-vous actuel est indiqué ici, mais apparemment il y a quelque temps c’était à 300m, donc ça peut changer. Attention si vous vous trompez de zone vous pouvez tomber sur le clan des hommes habillés en personnages féminins de mangas.

Harajuku Street, juste 3 photos vite fait

Un porteur de panneau, parce que le panneau ne peut pas tenir seul
Harajuku Street advertiser

Lunettes pixelisées, parce que la HD c’est tellement surfait
Lunettes à la mode de Harajuku

Des Tamagochi, parce que c’est mignon
Tamagochi

Le monde étrange du quartier d’Asakusa

Asakusa

Ce quartier est étonnant. On y trouve à la fois une des plus fortes concentrations de foule (dont énormément de touristes) et des boutiques qui vont avec, et des rues pratiquement désertes avec des vieilles salles de pachinko ou de cinéma qui semblent être resté bloqués dans les années 50-60. Cette partie est finalement plus amusante, ou en tout cas plus originale, que la partie touristique du temple et de la rue commerçante principale.

Signs of the past

Le parc d’attractions hanté d’Asakusa ; l’entrée est malheureusement payante (de même que chacune des attractions), mais vu de l’extérieur on a déjà une bonne impression de la désuétude de ce parc. C’est comme un clown qui serait maintenu en vie avec un respirateur artificiel.

Asakusa Park

Tokyo Sky Tree, 634m

Inaugurée en mai dernier, la Tokyo Skytree est la nouvelle construction la plus haute du Japon et actuellement la 2ème plus haute construction du monde (1ère : tour Burj Khalifa à Dubaï, escaladée par Tom Cruise dans le dernier film Mission Impossible).

Comme il se doit, la tour s’accompagne d’un énorme centre commercial (incluant entre autres un Jump Shop, un Nanoblocks Shop, un Tomy Plarail shop et un Ghibli Shop, qui n’est en fait pas vraiment dans le centre commercial mais juste à l’extérieur) et d’une mascotte, qui pour une fois est plutôt moche.

Quelques photos, de jour, de nuit, de près, de loin :

Tokyo Sky Tree

Tokyo Sky Tree & Asahi Breweries Golden Flame
(perspective trompeuse qui donne l’impression que la tour est de la même taille que les immeubles, sauf qu’en réalité elle est loin à l’arrière-plan)

Tokyo Sky Tree

Tokyo Sky Tree

Tokyo Sky Tree