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Retour à Fushimi-Inari

Sanctuaire shinto près de Kyoto, toujours aussi impressionnant avec ses centaines de portes torii.

Torii gates

 

Guirlandes à base de centaines de grues en origami empilées les unes sur les autres :

Fushimi Inari

 

Plaques votives personnalisables (la tête de renard est vendue avec juste les yeux/sourcils ; on écrit le message au dos et on peut dessiner un visage, par exemple Muscleman ou un super-saïen) :

Votives plates

Fushimi Inari

Quand un torii est abimé, il faut le démonter et le redescendre de la colline, à pied…
Moving a torii

Lion

Offrande
Offering

Panneau en bon état
Sign

Fox

Des tickets d’entrée qui ont de la gueule


Tickets d’entrée pour les temples de Kyoto Ginkakuji (à gauche) et Kinkakuji (à droite)

Les jardins du château de Nijo à Kyoto

Nijo-jo roofs Nijo-jo gardens - Bell Nijo-jo gardens - Island Gardener in Nijo-jo gardens Nijo-jo gardens - Lantern Nijo-jo gardens Nijo-jo gardens - Zen Nijo-jo gardens Nijo-jo gardens

Les trois singes de la sagesse

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« Ne rien voir de mal, ne rien entendre de mal, ne rien dire de mal ». C’est un peu la prise de tête cette maxime, par contre c’est marrant parce que c’est fait par des singes. Et ça c’est cool.

Une des plus célèbres représentation de ces trois singes de la sagesse (qui s’appellent Mizaru (celui qui ne voit pas), Kikazaru (celui qui n’entend pas), et Iwazaru (celui qui ne parle pas) se trouve à Nikko, une petite ville dans la montagne au nord de Tokyo.

La photo ci-dessus a été prise à Kyoto, dans un petit sanctuaire du quartier de Gion, en montant vers le temple Kiyomizu-dera.

> Les singes de la sagesse sur Wikipedia (fr)
> Three wise monkeys (article plus complet) sur Wikipedia (en)

Le sanctuaire Fushimi Inari – Des torii et des renards

Torii passage - Fushimi Inari

Le sanctuaire Fushimi Inari de Kyoto (que nous avons visité le 14 juillet) est ce qui nous a le plus plu à Kyoto. Moins médiatisé (moins mis en avant dans les guides, moins présent sur les cartes postales, etc.) que le Pavillon d’Or, le Pavillon d’Argent ou le château de Nijo, c’est pourtant plus impressionnant à voir et plus original que la majorité des temples. Ma théorie sur cette moindre médiatisation est que Fushimi Inari est moins adapté à la visite express par des cars de touristes pressés d’atteindre la boutique de souvenirs pour repartir vers la prochaine étape éclair sur le programme. Le sanctuaire Fushimi Inari est en effet très grand, il s’étend dans une forêt sur une colline et il faut deux bonnes heures pour en faire le tour.

Red lanterns, red torii - Fushimi Inari Giant bamboo forest - Fushimi Inari

Pourquoi Fushimi Inari vaut le déplacement ?
– Fushimi Inari a le plus fort taux de portes torii au km² du Japon. Il y a tellement de torii dans le sanctuaire Fushimi Inari que les gens du coins en mangent au petit déjeuner et utilisent des torii pour caler leurs meubles. Attention ceci est peut-être faux.
– Quand on va à Fushimi Inari, il pleut enfin, après une semaine de canicule ça fait du bien (offre non contractuelle : il est possible que ça ne marche pas à tous les coups – pour nous ça a fonctionné dans 100% des cas).
– Il n’y a pas beaucoup de monde à Fushimi Inari. Si vous êtes fans des groupes de Chinois ou d’Américains qui font du bruit et qui s’incrustent dans vos superbes photos avec leurs casquettes et leurs appareils photo plus gros que le vôtre, c’est un inconvénient. Dans les autres cas c’est bien.
– C’est gratuit. La plupart des visites de temples sont payantes (pas très cher mais bon), mais Fushimi Inari est gratuit. Ce qui vous laisse donc de l’argent pour acheter un Coca sur le parcours (oui, parce que le parcours est ponctué de petites clairières dans lesquels se trouve généralement un petit restaurant qui fait aussi boutique de plaques votives et marchand de parapluies).
– Si vous vous perdez en prenant un mauvais embranchement, vous pouvez vous retrouver dans une forêt de bambous géants.
– La mascotte de Fushimi Inari est le renard (kitsune en japonais) messager du dieu du riz Inari (en fait c’est le dieu des céréales, des fonderies et du commerce ; ils ont du se marrer les dieux quand ils se sont répartis les thèmes. « Tiens, Inari, moi j’ai pris la pisciculture, le babyfoot et les fabricants de tatami, il te reste les céréales, les fonderies et le commerce, ça te va ? »). Bonus pour les amateurs du studio Ghibli : dans Pompoko, on voit le renard messager d’Inari dans la scène où un groupe d’humains vient prier au temple et qu’un tanuki décide de les effrayer en prenant l’apparence du renard en question.
– Et enfin j’ai gardé le meilleur pour la fin : il y a un chat (un vrai, pas une statue).

Photos

Mini-torii - Fushimi Inari Mini-torii - Fushimi Inari
Des mini torii : il y a tellement de torii dans le sanctuaire que les gens du coin ont décidé de les miniaturiser. Avec les nanotechnologies, on pourra bientôt produire des torii plus fins que des cheveux. Tout ceci est sûrement faux (sauf qu’il y a bien des tous petits torii).

Hundred faces of Kitsune
Tablettes votives en forme de tête de renard, à personnaliser en dessinant le visage.

Rain on Fushimi Inari Rain, at last - Fushimi Inari
C’est pas facile à représenter sur des photos, mais il a plu. De la vraie pluie, avec des gouttes et tout. Au point qu’on a été obligés d’investir dans un parapluie (300 yens, moins de 2€).

Official cat of Fushimi Inari Official cat of Fushimi Inari
Le chat officiel (trop sympa comme mec)

> L’album photo du sanctuaire Fushimi Inari

Avis sur l’hôtel Econo-Inn de Kyoto

Comme je l’avais indiqué avant notre départ dans cet article publié en juin 2008, nous souhaitions disposer d’un hôtel pas trop cher mais disposantquand même d’un minimum de confort et de services, et pas trop mal placé, pour nos presque 2 semaines à Kyoto en juillet.

Notre choix, après lecture de quelques articles et forums, s’était porté sur l’hôtel Econo-Inn Kyoto, un petit hôtel de 21 chambres, qui propose des chambres pour deux à 7000 yens la nuit (soit au taux actuel environ 39€ – tarif pour 7 à 13 nuits – dégressif avec la durée du séjour – pour 23 à 30 nuits c’est 4000 yens), avec salle de bains dans la chambre (voir le site de l’hôtel pour les tarifs pour les autres types de chambre et les différentes durées de séjour). Le site de l’hôtel indique qu’il n’est pas très loin de la gare de Kyoto (15 minutes à pied).

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Avis après séjour dans l’hôtel Econo-Inn pendant 10 nuits

Localisation de l’hôtel
Il faut marcher vite pour aller de l’hôtel à la gare en 15 minutes ; on est plutôt dans les 20-25 minutes en marchant normalement (surtout si on a des bagages à transporter). Il est possible de prendre le bus (il y a un arrêt à une centaine de mètres de l’hôtel) ou le métro (mais la station la plus proche de l’hôtel est à 8 minutes de marche sans bagages donc l’option métro n’est pas forcément intéressante).

Le plan « officiel » ci-dessus est correct mais trompeur : il donne l’impression que l’hôtel est tout prêt de la gare, à 2 pâtés de maisons. En fait seules les grosses rues sont représentées, il y a des dizaines de petites rues qui n’apparaissent pas. La vue aérienne Google Maps permet de mieux se rendre compte des distances (la distance totale à parcourir est d’environ 1,4km). Ce qui est bien c’est que comme le trajet ne se fait pas en ligne droite, il existe une multitude de possibilités pour aller de la gare à l’hôtel (et inversement), sans allongement de distance : on peut donc découvrir de nouvelles rues à chaque trajet gare-hôtel.

http://maps.google.fr/maps/ms?ie=UTF8&hl=fr&t=k&s=AARTsJqVEjdVAPK2YDzU73e-kwyqadyKbg&msa=0&msid=108772171047200441282.00044c01fce408109b814&ll=34.990383,135.762134&spn=0.012305,0.018239&z=15&output=embed
Agrandir le plan

Le centre-ville (où se trouvent les principales rues commerçantes) se trouve également à une vingtaine de minutes de marche de l’hôtel (et on peut prendre le bus).

L’hôtel est donc bien placé pour quelqu’un qui souhaite se rendre régulièrement à pied à la gare et dans le centre-ville (ce qui était notre cas). Pour quelqu’un qui ne compte pas sortir souvent de Kyoto pendant son séjour et qui n’a donc pas besoin de la gare, il faut peut-être chercher dans un quartier plus proche du centre.

Une gare de la ligne Keihan (non JR) se trouve à 5 minutes de l’hôtel à pied. Cette ligne permet notamment de se rendre en quelques minutes au superbe sanctuaire shinto Fushimi-Inari, au sud de Kyoto.

Cadre
L’hôtel est en bordure d’une des principales rues de la ville, qui relie le centre-ville au quartier de la gare. Il y a donc de la circulation, même la nuit. Ca reste toutefois raisonnable (exemple : il est possible de traverser à pied, en fin de matinée, sans passage piéton ; ce n’est probablement pas le cas aux heures de pointe ; la nuit la traversée se fait sans aucune difficulté). Le quartier est principalement résidentiel, que ce soit derrière l’hôtel ou de l’autre côté de la rue.

La rivière Kamo se trouve à 5 minutes de l’hôtel. On peut marcher le long de la rivière pour remonter vers le centre-ville.

Chambre
La chambre double est tout à fait suffisante pour 2 personnes ; les lits sont séparés, ils peuvent être rapprochés mais il reste un petit espace d’une dizaine de centimètres entre les matelas.

La chambre est climatisée ; l’intensité de la clim est réglable ; elle peut être coupée.
Il y a une petite télé dans la chambre avec 6 ou 7 chaînes en réception hertzienne analogique (qualité d’image pas géniale sur certaines chaînes).

Hotel room - Econo-inn Kyoto

Le ménage n’est fait qu’une fois par semaine mais c’est suffisant, sauf peut-être pour le changement des serviettes de bain (qui peuvent toutefois être remplacées à la demande, pour 100 yen).

Depuis la chambre que nous occupions (2ème étage, orientation est), la vue par la fenêtre n’est pas d’une beauté à couper le souffle, mais il y a pire (voir photo ci-dessous). Il n’y a pas de bruit car il n’y a que des petites rues de ce côté. En revanche je ne sais pas ce que ça donne dans les chambres qui donnent sur la rue principale, de l’autre côté.

Salle de bain
La salle de bain, intégrée dans la chambre, est petite mais fonctionnelle. Elle contient des toilettes, un lavabo, une douche avec une petite baignoire (permettant de prendre un bain assis). Nous avons rencontré des problèmes avec le réglage de la température de l’eau dans la douche, très instable (passages rapides du chaud au froid et inversement), mais à part ce petit problème c’est tout à fait satisfaisant.

Pour les fans de technologie de pointe dans les toilettes par contre c’est très limité : pas de siège chauffant, pas de jet d’eau, pas de mécanisme de nettoyage automatisé du siège, pas de simulateur de bruit de chasse d’eau, etc. Ce sont des toilettes simples comme on en a chez nous, pauvres attardés du XXème siècle (en matière de WC).

Accès à internet
Il y a un ordinateur connecté à internet, utilisable gratuitement, dans le salon commun au rez-de-chaussée. Il est équipé des principaux logiciels (Firefox, Internet Explorer, MSN Messenger…) ; le clavier en QWERTY peut être basculé en mode japonais. La connexion est en ADSL, le débit est amplement suffisant pour les usages courants avec un bon niveau de confort.

Il est également possible de brancher son propre ordinateur par câble Ethernet (il y a 2 ou 3 prises disponibles dans le salon à cet effet).

Un point d’accès Wi-Fi est disponible. Il permet de se connecter sans fil si on est dans le salon. Le Wi-Fi peut également être utilisé depuis les chambres, mais le niveau de service est variable. Depuis notre chambre (au 2ème étage), nous obtenions un signal indiqué comme « très faible » ou « faible » par Windows (lorsqu’il n’était pas inexistant). De plus le routeur de l’hôtel semble saturer et planter si trop de monde se connecte en même temps.

Ceci étant dit, le site internet de l’hôtel ne mentionnait pas d’accès internet dans les chambres ni de possibilité de brancher son propre ordinateur, un accès Wi-Fi même instable est donc mieux que rien.

Autres services à l’intérieur de l’hôtel
Plusieurs services sont disponibles gratuitement dans le salon commun de l’hôtel au rez-de-chaussée.
De l’eau chaude (95°C) permet de se faire des nouilles instantanées, du thé, du café…
Des sachets de thé, du café (à certaines heures uniquement), du sucre, de l’eau fraîche sont en libre-service.
Il y a de la vaisselle (assiettes, verres, tasses, couverts…) et 3 tables permettant de prendre un petit déjeuner (à concevoir soi-même) ou de manger un repas rapide. Le tout est toujours propre.
Une dizaine de parapluies peuvent être empruntés par les usagers de l’hôtel.

Commerces et services à proximité
Il y a un combini Lawson juste en face de l’hôtel, c’est très pratique pour faire quelques courses rapides à tout moment de la journée et de la nuit (ouvert 24h/24). On peut par exemple s’acheter de quoi faire un petit déjeuner (jus de fruit 500 ml = env. 100 yens ; sachet de 8 petits pain au lait et pépites de chocolot : 170 yens) ou des Cup Noodle Nissin (env. 150 yens, baguettes fournies), qu’on peut préparer ensuite à l’hôtel avec l’eau chaude à disposition.

Il y a une cabine téléphonique juste devant l’hôtel ; elle peut être utilisée pour les appels internationaux (au moins avec une carte KDDI Super World – nous n’avons pas testé d’autres cartes – explications sur la carte KDDI Super World prochainement sur ce blog).

On trouve une laverie automatique (avec sèche-linge) à environ 5 minutes de marche en direction de la gare. On trouve également des loueurs de vélo à proximité immédiate de l’hôtel.

Ambiance générale
L’hôtel est calme ; nous l’avons surtout remarqué après coup, lors de notre séjour au Sakura Hotel Jimbocho de Tokyo où la clientèle était beaucoup plus bruyante (explications dans le test de cet hôtel, à venir).
Les gérants (un couple d’une cinquantaine d’années, à vue d’oeil) sont très sympathiques et accueillants (surtout la dame).

Conclusion : un petit hôtel très sympathique avec un très bon rapport qualité/prix, avec des services gratuits (internet par Wi-Fi, vaisselle à disposition…), une salle de bain dans la chambre, le tout pour un prix par nuit très abordable (40€ pour une chambre double pour 1 à 2 semaines). Son principal point faible est sa localisation, qui n’est ni toute proche de la gare, ni toute proche du centre-ville (à mi-chemin entre les deux) ; tout dépend des déplacements qu’on prévoit de faire pendant le séjour.

> Pour en savoir plus : le site de l’hôtel Econo-Inn Kyoto
> Contact et réservation : info@econo-inn-kyoto.com

Le magasin de matériel de tennis le plus luxueux du monde

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Ce n’est pas celui-là.

Gozan no Okuribi : des dessins géants enflammés sur des collines

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Alors qu’on se promenait dans le parc du Palais Impérial (l’ancien, à Kyoto – l’actuel se trouvant à Tokyo), on a remarqué sur une des collines entourant Kyoto un gros kanji (idéogramme) comme dessiné en négatif, déboisé parmi les arbres qui recouvrent la colline.

On avait vu la même chose lors de notre excursion au Mont Fuji en 2004, sans vraiment savoir de quoi il s’agissait.

En feuilletant un livre sur Kyoto dans le magasin de souvenirs du Kinkakuji, j’ai trouvé la réponse. Il s’agit en fait de la trace d’un festival, le Gozan no Okuribi, qui a lieu chaque année le 16 août, et pendant lequel des feux sont allumés sur cinq collines autour de Kyoto. Trois des cinq feux sont des kanji : le kanji dai (« grand ») est écrit sur deux collines, et les kanji myo ho (« excellente loi ») sur une autre. Sur les deux dernières collines, un bateau et une porte torii sont représentés.

Ca doit être sympa à voir.

> Gozan no Okuribi sur Wikipedia
> Gozan no Okuribi sur Kyoto Travel

Elevage d’oies par des SDF

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Sous un pont de la rivière Kamo qui traverse Kyoto du nord au sud, des SDF ont construit des abris en bois et toile plastique bleu (on trouve souvent de ces abris, le long des rivières ou dans certains parcs).

Pour se faire un peu d’argent, ceux-ci élèvent quelques oies, dans une cage posée dans le canal aménagé qui coule parallèlement à la rivière. On suppose qu’ils en vendent les oeufs, car une ces cabanes a vaguement la forme d’un stand.

Miniscule camion

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Au Japon ils ont des tout petits camions pour les livraisons et transport de marchandises en ville. C’est trop mignon ces minuscules camions.