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Shukubo – Loger dans un temple à Koyasan

Ekoin temple - Main gate Ekoin temple - Garden
Entrée et jardin du temple Ekoin, Koyasan

Certains temples bouddhistes japonais offrent des prestations d’hébergement. Cette pratique s’appelle shukubo. C’est une pratique ancienne ; à l’origine elle s’adressait surtout aux moines ; à l’époque d’Edo elle s’est ouverte aux pélerins, et aux samurai en déplacement, qui logeaient ainsi dans les temples des endroits où ils se rendaient. Aujourd’hui, le shukubo est également accessible aux touristes, sans qu’il n’y ait besoin de se faire moine ou de suivre le code d’honneur des samurai.

Le shukubo existe dans plusieurs villes japonaises, mais celle où on trouve la plus forte concentration de temples proposant ce service est certainement Koyasan, une petite ville de 3000 habitants – dont 700 moines – installée sur la montagne du même nom, au sud d’Osaka. Koyasan est à l’origine (et toujours aujourd’hui d’ailleurs) un complexe de temples bouddhistes ; la ville compte ainsi plusieurs dizaines de temples bouddhistes et un impressionnant cimetière, Okuno-in, dans lequel on trouve aussi bien des tombes de samurai recouvertes par la mousse accumulée au fil des siècles que des sépultures surprenantes en forme de fusée ou de tasse de café (!).

Path - Okunoin cemetary Konpon Daito - Koyasan

Etant donné que Koyasan se trouve à 3-4 heures de Kyoto et 2-3 heures d’Osaka, il est difficile de voir les principaux points d’intérêt en une journée (même si ça reste faisable en partant très tôt et en s’organisant bien). Par conséquent, passer une nuit sur place dans un temple permet de visiter plus tranquillement, pour repartir le lendemain. Et c’est surtout l’occasion de voir un temple de l’intérieur, d’approcher des moines, d’assister à une séance de méditation bouddhiste et (pour ceux qui aiment) de manger un repas « shôjin-ryôri » (cuisine végétarienne traditionnelle pratiquée par les moines de Koyasan).

Choisir un temple et réserver

Il y a environ 50 temples à Koyasan qui pratiquent le shukubo. Le site officiel qui les référence ne donne pas énormément de détails (voir la liste).

D’après les informations que j’ai obtenues en lisant différents articles sur le sujet, les prix sont sensiblement les mêmes d’un temple à l’autre. Le choix peut donc se baser sur la localisation (le plan de Koyasan [télécharger le plan au format PDF] permet de voir où se situent les différents temples) ou sur les avis de précédents visiteurs, mais c’est moins facile à trouver que pour des hôtels en ville (exemple : sur Tripadvisor.fr, seuls 3 temples sont référencés, et seuls 2 comportent des avis). La possibilité pour les visiteurs d’assister aux cérémonies religieuses bouddhistes peut aussi être un critère de choix ; d’après ce que j’ai lu, tous les temples ne le font pas.

Dans notre cas, nous avions choisi le temple Eko-in, qui permet aux visiteurs d’assister et participer à la méditation et à la cérémonie du feu et qui est bien placé pour visiter le cimetière Okunoin. Une personne qui avait déjà logé à Ekoin et en avait parlé sur son blog m’a communiqué l’adresse email du temple, ce qui m’a permis de réserver par mail. Une autre solution est de téléphoner au centre de réservation (coordonnées sur le site), qui sert d’interface avec tous les temples, mais qui ne communique pas son adresse email sur le site officiel (c’est dommage car c’est plus simple de s’informer et de réserver par mail, avec les problèmes de langue et de décalage horaire).

La réservation par mail en direct avec les moines d’Ekoin s’est faite très simplement et très rapidement (réponse dans les 24h suivant mon premier message), en anglais. Comme pour les hôtels à Kyoto (Econo-inn) et Tokyo (Sakura Hotel), aucun versement d’acompte n’est nécessaire.

Le tarif est calculé par personne et non par chambre. Eko-in propose trois tarifs, qui différent suivant le type de repas souhaité : 10000, 12000 et 15000 yens par personne (soit respectivement, au taux de change du 08/08/O8 : 60, 72 et 91€). Le tarif par personne est fixe, quel que soit le nombre de personnes.

Ekoin temple - Slippers Ekoin temple - Garden

La chambre et le temple en général

La chambre que nous avions pour 2 était spacieuse (10 tatamis soit 16,2 m²), avec vue sur un jardin intérieur. Les chambres sont dans le pur style traditionnel japonais : peu de mobilier (une petite table, deux coussins sur le sol), tatami sur le sol, portes coulissantes… Dans un recoin, on trouve quand même des objets du monde moderne : une télévision, un téléphone, un ventilateur (il n’y pas de climatisation mais ce n’est pas nécessaire car il fait moins chaud dans la montagne qu’en ville), des prises électriques, une lampe torche. Les futons pour dormir sont apportés par un moine après le repas.

Ekoin temple - Corridor Ekoin temple - Guest room

Les toilettes et des lavabos se trouvent dans le couloir, à plusieurs endroits du temple (la partie du temple utilisée pour accueillir les visiteurs nous a paru assez étendue). Par contre il n’y a pas de douche ou de bain à proximité ; la salle de bain se trouve près de l’entrée du temple, assez loin des chambres. Ayant lu dans les guides qu’il s’agit de bains communs et n’ayant pas spécialement envie de nous dénuder en public, nous n’avons pas testé la salle de bains.

Il y a plusieurs horaires à respecter lorsqu’on loge dans le temple : le repas du soir est servi à 17h30 (!), la porte principale du temple ferme à 23h00 (de toutes façons il n’y pas grand chose à faire à Koyasan à des heures aussi tardives), la méditation matinale est à 6h30 et le petit déjeuner à 7h30. Le jour du départ, la chambre doit être libérée à 10h.

Le repas

La cuisine « shôjin-ryôri » est très particulière. C’est très bien réalisé, la présentation est très soignée, mais en ce qui nous concerne nous n’avons pas du tout aimé. Chacun ses goûts, il y a certainement des gens qui trouvent ça délicieux (au moins les moines de Koyasan, visiblement) mais soyez préparés. Si vous n’êtes pas sûrs d’aimer et que le temple où vous réservez offre plusieurs formules (comme Ekoin), je vous conseille de prendre la formule avec le repas le moins cher.

Ekoin temple - Dinner (at 5:30pm) Naruto, brocoli, tofu, kobumaki
Le dîner

Ekoin temple's breakfast (official) My breakfast (real)
Le petit déjeuner (non ne rêvez pas, les cookies ne sont pas fournis par les moines)

Se rendre à Koyasan

Une ligne de train exploitée par la compagnie Nankai dessert la gare de Koyasan (voir le site Nankai dédié à Koyasan). Cette ligne part de la gare de Namba, à Osaka. Au départ d’Osaka, il suffit donc de se rendre dans cette gare (attention il y a en fait 3 gares à Namba, la gare JR, la gare Nankai, et une 3ème compagnie dont j’ai oublié le nom – il faut bien 10-15 minutes à pied dans les galeries souterraines – aménagées en centre commercial – pour aller de la gare JR à la gare Nankai).

Le voyage en train permet de découvrir les paysages de montagnes du Japon, et d’observer la transition progressive depuis Osaka (3ème ville du Japon) jusqu’à la petite ville de Koyasan dans les montagnes recouvertes de forêts. Les gares dans lesquelles on s’arrête sont de plus en plus petites, les villes autour les gares sont de moins en moins étendues et ont de moins en moins d’immeubles, il y a de moins en moins de constructions et de plus en plus de forêts.

Village in the mountain Mountains and forests and powerlines

Attention si votre train n’est pas direct (ils ne le sont pas tous), les gares comportent de moins en moins de panneaux en anglais au fur et à mesure qu’on s’éloigne d’Osaka. Renseignez-vous bien sur les changements et n’hésitez pas à demander au chef de gare, il ne parle pas forcément anglais mais un simple « Koyasan ? » et il vous indiquera quel train prendre.

Quelques modestes conseils pour le séjour dans le temple

– évitez le week-end si vous le pouvez ; nous sommes arrivés à Koyasan un vendredi, il y avait très peu de monde dans le train et nous n’avons pas eu le sentiment qu’il y avait beaucoup de visiteurs. Par contre en repartant le samedi matin nous avons croisé les trains qui se rendaient à Koyasan ; ils étaient bondés de Japonais profitant du week-end pour aller à Koyasan.
– si vous n’êtes pas sûr d’aimer la nourriture des moines, prévoyez quelques provisions pour un mini repas alternatif (sinon vous pouvez toujours vous rabattre sur les quelques magasins de Koyasan qui vendent des produits alimentaires ; par contre il n’y a pas de combini à Koyasan)
– les moines qui s’occupent de l’accueil des visiteurs parlent un peu anglais (mais vraiment un peu) ; c’est suffisant pour vous amener à votre chambre, vous expliquer les règles et les horaires, mais c’est à peu près tout. A prendre en compte dans votre organisation.
– si vous logez dans un temple qui permet aux visiteurs d’assister aux cérémonies religieuses du matin mais si vous ne souhaitez pas y assister (ce n’est pas obligatoire), pensez à le signaler explicitement aux moines qui vous accueillent. Par défaut, on considère que vous souhaitez y assister (du moins c’est le fonctionnement que nous avons observé à Ekoin).
– les chauffeurs de bus de Koyasan ne parlent pas tous anglais ; renseignez-vous à la gare (il y a un centre d’information) pour savoir comment fonctionnent les bus, lequel prendre, où descendre, etc.

Vue aérienne de Koyasan
http://maps.google.fr/maps/ms?ie=UTF8&hl=fr&t=h&s=AARTsJqVEjdVAPK2YDzU73e-kwyqadyKbg&msa=0&msid=108772171047200441282.00044c01fce408109b814&ll=34.214357,135.586739&spn=0.024842,0.036478&z=14&output=embed
Agrandir le plan

Quelques liens pour en savoir plus
> Le site sur Koyasan de la compagnie ferroviaire Nankai : comment se rendre à Koyasan (horaires des trains, guide des gares…), que voir à Koyasan (site en français)
> Official website of Kôyasan, presented by the Kôyasan Tourist Association and Shukubô Temple Lodging Cooperative. Information concerning sightseeing, lodging and many other aspects of Kôyasan
> Quelques avis sur quelques temples shukubo de Koyasan sur Tripadvisor.fr
> Le plan de Koyasan avec la localisation des temples shukubo (format PDF)
> Mes photos prises lors de notre séjour au temple Ekoin
> Mes photos de Koyasan
> D’autres informations sur le shukubo (article sur un forum)

Ekoin temple
Cour principale du temple Ekoin

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Jour 12 : petit déjeuner à Koyasan : dans la lignée du dîner


7h30, on nous apporte le petit déjeuner dans la chambre. Contraitement à l’ami Ricoré qui apporte du pain et des croissants, l’ami moine apporte de la soupe miso, du riz, des algues, une sorte de galette de pâte non identifié frite et imbibée d’un bouillon froid, des champignons. Et du thé (le seul truc potable, parce que même le riz, à cette heure là, bof).

Heureusement, le petit déjeuner de secours est là.

A 8h00, on décide de plier bagage, ayant vu le principal de Koyasan et ayant terminé l’expérience de la nuit dans le temple.

On va payer (le moine à l’accueil porte un t-shirt de Pac-man, c’est n’importe quoi).

On prend un bus vers 9h, puis le train pour Osaka à 9h32. Depuis Osaka, on va prendre le Shinkansen (l’équivalent japonais du TGV) pour aller à Tokyo où on passe la dernière semaine de notre séjour.

Jour 12 : le matin à Koyasan

6h25. On frappe à la porte (coulissante) ; un moine passe la tête par la porte et on nous pose une question qu’on ne comprend pas. On se réveille et on essaie de comprendre ce qui se passe ; on répond « yes ». Le moine répond « no » et repart.

Il revient 30 secondes plus tard et repose la même question. Il redit « no » et repart.

On pense que c’est pour le petit déjeuner, même s’il est 6h25 et que c’était prévu à 7h30.

On commence donc à enfiler nos yukata, pour qu’il puisse entrer sans voir nos pyjamas de Garfield et Hello Kitty. Il revient dans la chambre et voyant les yukata s’exclame « No yukata no no please, please change », d’un air complètement paniqué.

On finit par comprendre qu’il vient nous chercher pour la cérémonie de la méditation prévue à 6h30 (soit dans 5 minutes). On s’habille vite fait et on sort dans le couloir, où on retrouve d’autres personnes logeant dans la même aile du temple que nous. Quand nous sommes tous regroupés, le moine nous amène jusqu’à la salle principale du temple, où trois moines sont en train de « chanter » des prières ; la ligne de chant est monocorde et pratiquement sans interruptions, sauf pour reprendre sa respiration. De temps en temps, un des moines (le chef, visiblement) donne un coup sur une sorte de vase métallique, ce qui émet un bruit similaire à une cloche. Un autre moine est équipé de petites cymbales, qu’il frappe rarement mais en longues séries (25 coups environ). Le 3ème moine est malade, il tousse.

On regarde sans trop comprendre ce qui se passe.

Au bout d’une demi-heure, on sort du temple et on est guidés vers un autre bâtiment dans lequel se trouve un autre moine, avec un habit plus coloré que les autres ; ça doit être le chef. Il verse le contenu de différentes coupelles dans une sorte de barbecue ; dans un coin de la pièce, un moine chante et tape sur un tambour. Le chef empile ensuite des petits morceaux de bois sur le barbecue, et il allume le feu. Le moine avec le tambour fait un solo qui déchaîne les foules (en fait non tout le monde dort ou se demande ce qui se passe, sauf quelques uns qui sont à fond dans le truc et qui font tous les bons mouvements de prières avec les mains et tout).

Ah oui, il n’y a aucune photo parce que c’est allé tellement vite entre le moment où on nous a réveillés et le moment où on était dans le couloir que j’ai pas pensé à prendre mon appareil. Mais tout ceci est vrai.

Jour 11 : jouer à Monkey Island la nuit dans un temple bouddhiste


C’est cool. En plus j’ai bien avancé (mais je suis à nouveau bloqué).

Jour 11 : visite de Koyasan le soir


Ce qui est bien quand on dîne à 17h30 c’est qu’après on a le temps d’aller se promener (sachant qu’il faut être rentrés au temple avant 22h, heure de fermeture de la porte principale).

On a donc pu visiter la ville et voir les principaux monuments intéressants.

Koyasan ne ressemble pas vraiment à un village (contrairement à ce qu’on peut imaginer avant de venir) ; c’est plutôt une petite ville, il y a des feux rouges, une station-service, des jeunes avec des motos, des boutiques pour pélerins et touristes, une école, un collège bouddhiste, un lycée bouddhiste, une université bouddhiste, une caserne de pompiers, des ambulances, etc.

Bref, ça ne fait pas vraiment petit truc perdu dans les montagnes. Par ailleurs, quand on se promène dans les rues, on ne se rend pas vraiment compte qu’on est dans les montagnes.

Les principaux monuments (en plus des dizaines de temples dans lesquels on peut loger) sont rassemblés dans une sorte de parc piétonnier central. On y trouve une grosse cloche, une immense stûpa bouddhiste rouge, et différents temples dont certains ne présentent pas de grand intérêt vus de l’extérieur (il faut dire qu’on a aussi déjà eu une bonne dose de temples à Kyoto et Nara) .

Après avoir fait le tour, on rentre au temple vers 21h30, en se demandant ce qu’on va faire en attendant de s’endormir. Heureusement, j’ai Monkey Island 2 sur l’ordinateur portable.

Jour 11 : Koyasan – Le repas du soir à 17h30


Un repas végétarien (Shôjin-ryôri) presque entièrement froid (à part le riz et un bol de liquide non identifié dans lequel flottait des sortes de sphères blanches non identifiées également).

C’était bien présenté, mais c’était pas bon. A part le riz et le melon, soit environ 5% du repas. Une personne sur deux a quand même trouvé que certains légumes (ceux fournis sous forme de beignets) étaient bons.


(photo ci-dessus : probablement le pire truc de tout le repas)

Heureusement, on avait prévu le coup et on avait acheté des paquets de gâteaux avant de partir de Kyoto.

Jour 11 : Koyasan – le cimetière Okuno-in


L’entrée du cimetière est à environ 5 minutes du temple Eko-in où on loge.

C’est un endroit très impressionnant, avec des milliers de tombes entourées de mousse et de gigantesques arbres. Certaines tombes semblent très anciennes (il y a plusieurs tombes de samurai).

On trouve également de nombreuses petites statues Jizo avec leurs bonnets ou tabliers rouges.

L’endroit est assez humide, il y a pas mal de moustiques ; il ne faut pas s’arrêter de marcher trop longtemps.

Tout au bout du cimetière, on arrive au mausolée Kobo Daishi, dans lequel les photos sont interdites. C’est un grosse construction de style temple bouddhiste ; à l’intérieur, le plafond est recouvert de lanternes alignées émettant une légère lueur orange. On trouve également des étagères alignées sur lesquelles sont également disposées des lanternes. Au sous-sol, des rayons entiers de petites statues de bouddha (env. 5cm de hauteur), toutes identiques, avec pour chacune une petite plaque avec un nom. D’après la numérotation, il y aurait environ 50000 statuettes entreposées ici.

On ressort et on retraverse le cimetière en passant par un autre chemin ; on voit d’autres tombes, globalement plus récentes que celles vues lors de la première traversée. Par exemple : une tombe en forme de fusée, ou encore une sorte de monument aux morts sponsorisé par Nissan.

Une tombe comporte de nombreux grafittis et stickers ; il s’agit probablement de la tombe d’une star, visitée par des fans.

Jour 11 : au revoir Kyoto bonjour Koyasan

11ème jour, on quitte Kyoto vers 11h, direction Osaka pour prendre le train pour le mont Koya où nous allons passer la nuit dans un temple.

Depuis Osaka on prend un train à la gare de Namba (un quartier d’Osaka) et c’est parti. On quitte progressivement la ville (il faut un bon moment avant de vraiment sortir de l’agglomération d’Osaka). Ensuite on s’arrête dans des gares de plus en plus petites, avec des villes de moins en moins étendues autour. On se retrouve très rapidement dans les montagnes. Il y a plusieurs changements de trains (3 trains différents d’Osaka à la gare de Koyasan) et les panneaux dans les gares sont de moins en moins traduits en anglais au fur et à mesure qu’on avance dans les montagnes ; il faut suivre pour pas se perdre.


Au bout d’environ 2h de train, on arrive à la gare de Koyasan, depuis laquelle il faut ensuite prendre un funiculaire, puis un bus pour vraiment arriver dans la ville de Koyasan.

On arrive finalement à notre temple (après n’avoir rien compris à la tarification du bus), Eko-in.

A l’arrivée on est accueillis par un moine, qui nous fait enlever nos chaussures puis nous explique rapidement les règles : dîner du soir à 17h30 (!), fermeture de la porte principale du temple à 22h, méditation le matin à 6h30, petit déjeuner à 7h30. Puis il nous amène à notre chambre.


(intérieur de notre chambre)

La chambre est assez grande (10 tatamis soit 16,2 m²) ; elle donne sur un petit jardin intérieur et ferme avec des panneaux coulissants. A l’entrée, on enlève nos chaussons (fournis par le temple) et on les pose dans le mauvais sens ; heureusement le moine veille au grain et les retourne immédiatement, faut pas déconner non plus.

Il est environ 15h30, on a donc 2 heures avant qu’on nous serve le repas du soir dans la chambre. On va se promener en direction du cimetière Okuno-in, une des principales choses qu’on voulait voir à Koyasan.