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Hiroshima Grand Intelligent Hotel

Aujourd’hui on était à Hiroshima. En attendant quelques photos (demain), un hôtel grand et intelligent vu en nous dirigeant vers le site de l’explosion de la bombe atomique.

Avis sur l’hôtel Sakura Jimbocho à Tokyo

Comme je l’avais indiqué avant notre départ dans cet article publié en juin 2008, nous souhaitions disposer d’un hôtel pas trop cher mais quand même propre et disposant d’un minimum de confort et de services, pour passer une petite semaine (6 nuits) à Tokyo en juillet.

Notre choix s’était porté sur le Sakura Hotel Jimbocho, un petit hôtel qui propose des chambres pour deux à 8200 yens la nuit (soit environ 50€), avec salle de bains en dehors des chambres.

Avis après séjour de cet hôtel pendant 6 nuits

Localisation de l’hôtel : l’hôtel est très proche (environ 5 minutes à pied) de la station de métro Jimbocho desservie par 3 lignes (Hanzomon, Shinjuku et Mita). C’est très appréciable pour se déplacer dans Tokyo.
Par rapport à la gare de Tokyo (par laquelle on arrive logiquement si on vient en train), la distance est relativement courte (seulement 2 stations de métro) mais le parcours à pied pour atteindre la station de métro de départ dans les souterrains de la gare est assez long (au moins 5 minutes), et il y a un changement (2 lignes différents à prendre, pour 1 station chacune). Si on veut éviter le métro, on peut se rendre de l’hôtel à la gare de Tokyo à pied dans un temps raisonnable (entre 30 et 45 minutes).
https://i1.wp.com/www.sakura-hotel.co.jp/img/tokyo-subway-sakura.gif
L’hôtel se trouve dans le quartier de Jimbocho, où se trouvent la plupart des libraires d’occasion de Tokyo. Pas très loin, on trouve également le quartier des magasins de musique, et une grande rue avec de nombreux magasins d’équipement de sport.

Jimbocho
Un des principaux carrefours du quartier, à 3 minutes de l’hôtel à pied

Cadre : l’hôtel est en bordure d’une petite rue qui semble calme (il y avait des travaux pendant notre séjour donc on ne sait pas comment c’est en temps normal).
La vue par la fenêtre de la chambre que nous occupions est le mur du bâtiment qui se trouve de l’autre côté d’une ruelle. Autrement dit : pas de vue par la fenêtre (bon en même temps on n’est pas là pour rester à glander à la fenêtre).

Chambre : la chambre double est très petite (surface estimée : environ 6m²). En fait, en dehors du lit, il y a juste un petit espace entre le lit et le mur (env. 70cm de large) et de quoi poser 2 valises et un ou deux sacs à dos sur le sol. C’est limite pour 2 personnes ; ça reste acceptable si on ne passe pas beaucoup de temps dans la chambre, si on n’a pas beaucoup d’affaires et si on n’est pas tout le temps en train d’entrer et de sortir (l’ouverture de la porte consommant une bonne partie de la surface circulable dans la chambre).

La chambre est climatisée ; l’intensité de la clim est réglable ; elle peut être coupée.
Il y a une petite télé dans la chambre avec 6 ou 7 chaînes gratuites. Des programmes payants sont disponibles moyennant l’achat d’une carte de PayTV dans un distributeur de l’hôtel.

Entretien : le ménage est fait tous les jours dans les chambres. Ca ne paraît pas indispensable compte tenu du niveau général de l’hôtel et c’est donc une dépense inutile pour les usagers de l’hôtel puisque le coût du ménage est forcément répercuté sur les tarifs des chambres. Le ménage quotidien devrait être une option. C’est d’autant plus surprenant que des services de base généralement gratuits, comme le prêt de serviettes de toilette, sont ici payants.

Sanitaires : les douches, les lavabos et les toilettes se trouvent dans le couloir de chaque étage. Par étage, il y a 2 douches, 6 lavabos, 4 WC. Nous n’avons pas constaté d’embouteillages donc a priori c’est suffisant (mais notre rythme n’était pas calé sur les heures de pointe). L’ensemble est propre.

Accès à internet : plusieurs (4 ou 5) ordinateurs (donc 2 Mac) connectés à internet sont à disposition dans le salon commun au rez-de-chaussée mais leur utilisation est payante (100 yens pour 10 minutes, non indiqué sur le site de l’hôtel).
Le site de l’hôtel indique que chaque chambre dispose d’un accès internet. En réalité, le personnel de l’hôtel lui-même en déconseille l’usage (« très lent »). Pire : malgré une demi-heure d’essais de connexion avec le matériel fourni (un modem VDSL), la connexion n’a jamais fonctionné dans notre chambre.
Heureusement, il est possible de se connecter dans le salon commun avec son ordinateur portable, par câble Ethernet (6 ou 7 prises RJ45 disponibles ; 3 ou 4 prises électriques).
Globalement, on est toutefois en dessous ce qui est indiqué sur le site de l’hôtel, puisque l’accès internet sur les ordinateurs de l’hôtel est payant (non précisé sur le site) et l’accès internet filaire dans les chambres ne fonctionne pas.
Note : je n’ai pas pu tester le réseau Wi-Fi de l’hôtel, qui utilise un cryptage non compatible avec les cartes Wi-Fi 802.11b.

Autres services à l’intérieur de l’hôtel : quelques services sont disponibles gratuitement dans le salon commun de l’hôtel.
De l’eau chaude permettant de se faire des nouilles instantanées, du thé, du café…
En revanche les sachets de thé ou le café sont en vente, car l’hôtel fait également bar. Un café ou un thé coûte 160 yens (environ 1€). Il y a des tasses à disposition mais a priori elles sont réservées aux consommations payantes.
Plusieurs tables permettent de prendre un petit déjeuner ou de manger un repas rapide. Elles ne sont pas toujours propres, il reste souvent les miettes ou traces de verres des utilisateurs précédents. L’hôtel exerçant une activité de café-bar, il pourrait soigner davantage ce point.

Commerces et services à proximité : il y a plusieurs combini à moins de 5 minutes de l’hôtel (FamilyMart, AM-PM, Seven Eleven).

Ambiance générale : l’hôtel a la particularité d’avoir des chambres « dortoir » pouvant accueillir 5 ou 6 personnes. Il attire donc beaucoup de groupes. Par ailleurs, comme les tarifs sont très attractifs par rapport à la moyenne des hôtels de Tokyo, il y a pas mal de jeunes. Le fait que les sanitaires se trouvent dans le couloir contribue à renforcer cette ambiance « internat » ou « colonie de vacances ». Au final, l’ambiance est un peu bruyante. Le soir dans la salle commune au rez-de-chaussée, mais aussi la nuit (nous avons été réveillés à 2 reprises en pleine nuit par un gars visiblement éméché qui cherchait sa chambre).
C’est également un hôtel qui semble attirer beaucoup de Français (plus de la moitié des occupants étaient français pendant notre séjour). Pour ceux qui aiment se retrouver entre compatriotes, c’est très bien. Pour ceux qui ont envie d’être un peu tranquilles et dépaysés et qui n’ont pas spécialement envie d’entendre parler de Sarkozy, du PSG ou de la réforme des institutions pendant qu’ils sont en vacances à Tokyo, ce n’est pas l’idéal (par ailleurs comme les Français en question avaient tendance à parler fort, même sans écouter on est obligés d’entendre, dès lors qu’on est dans la salle commune, ce qui est obligatoire si on veut utiliser internet puisque les accès internet dans les chambres ne fonctionnent pas).

Conclusion : un hôtel assez bien placé (prêt d’une station de métro desservie par 3 lignes), à un tarif raisonnable pour Tokyo. Mais la salle de bain et les toilettes sont dans le couloir, les chambres sont petites, certains services gratuits ailleurs (prêt de serviettes de toilette, plan du quartier, utilisation d’un ordinateur avec internet) sont payants (alors que le ménage est fait quotidiennement dans les chambres, ce qui n’est pas indispensable). Le positionnement commercial de l’hôtel (clientèle occidentale en grande majorité, offre de chambres-dortoirs, activité de café-bar) amène une ambiance générale un peu bruyante, plus proche d’un internat de lycée ou d’une auberge de jeunesse que d’un hôtel.

> Pour en savoir plus : le site de l’hôtel

Shukubo – Loger dans un temple à Koyasan

Ekoin temple - Main gate Ekoin temple - Garden
Entrée et jardin du temple Ekoin, Koyasan

Certains temples bouddhistes japonais offrent des prestations d’hébergement. Cette pratique s’appelle shukubo. C’est une pratique ancienne ; à l’origine elle s’adressait surtout aux moines ; à l’époque d’Edo elle s’est ouverte aux pélerins, et aux samurai en déplacement, qui logeaient ainsi dans les temples des endroits où ils se rendaient. Aujourd’hui, le shukubo est également accessible aux touristes, sans qu’il n’y ait besoin de se faire moine ou de suivre le code d’honneur des samurai.

Le shukubo existe dans plusieurs villes japonaises, mais celle où on trouve la plus forte concentration de temples proposant ce service est certainement Koyasan, une petite ville de 3000 habitants – dont 700 moines – installée sur la montagne du même nom, au sud d’Osaka. Koyasan est à l’origine (et toujours aujourd’hui d’ailleurs) un complexe de temples bouddhistes ; la ville compte ainsi plusieurs dizaines de temples bouddhistes et un impressionnant cimetière, Okuno-in, dans lequel on trouve aussi bien des tombes de samurai recouvertes par la mousse accumulée au fil des siècles que des sépultures surprenantes en forme de fusée ou de tasse de café (!).

Path - Okunoin cemetary Konpon Daito - Koyasan

Etant donné que Koyasan se trouve à 3-4 heures de Kyoto et 2-3 heures d’Osaka, il est difficile de voir les principaux points d’intérêt en une journée (même si ça reste faisable en partant très tôt et en s’organisant bien). Par conséquent, passer une nuit sur place dans un temple permet de visiter plus tranquillement, pour repartir le lendemain. Et c’est surtout l’occasion de voir un temple de l’intérieur, d’approcher des moines, d’assister à une séance de méditation bouddhiste et (pour ceux qui aiment) de manger un repas « shôjin-ryôri » (cuisine végétarienne traditionnelle pratiquée par les moines de Koyasan).

Choisir un temple et réserver

Il y a environ 50 temples à Koyasan qui pratiquent le shukubo. Le site officiel qui les référence ne donne pas énormément de détails (voir la liste).

D’après les informations que j’ai obtenues en lisant différents articles sur le sujet, les prix sont sensiblement les mêmes d’un temple à l’autre. Le choix peut donc se baser sur la localisation (le plan de Koyasan [télécharger le plan au format PDF] permet de voir où se situent les différents temples) ou sur les avis de précédents visiteurs, mais c’est moins facile à trouver que pour des hôtels en ville (exemple : sur Tripadvisor.fr, seuls 3 temples sont référencés, et seuls 2 comportent des avis). La possibilité pour les visiteurs d’assister aux cérémonies religieuses bouddhistes peut aussi être un critère de choix ; d’après ce que j’ai lu, tous les temples ne le font pas.

Dans notre cas, nous avions choisi le temple Eko-in, qui permet aux visiteurs d’assister et participer à la méditation et à la cérémonie du feu et qui est bien placé pour visiter le cimetière Okunoin. Une personne qui avait déjà logé à Ekoin et en avait parlé sur son blog m’a communiqué l’adresse email du temple, ce qui m’a permis de réserver par mail. Une autre solution est de téléphoner au centre de réservation (coordonnées sur le site), qui sert d’interface avec tous les temples, mais qui ne communique pas son adresse email sur le site officiel (c’est dommage car c’est plus simple de s’informer et de réserver par mail, avec les problèmes de langue et de décalage horaire).

La réservation par mail en direct avec les moines d’Ekoin s’est faite très simplement et très rapidement (réponse dans les 24h suivant mon premier message), en anglais. Comme pour les hôtels à Kyoto (Econo-inn) et Tokyo (Sakura Hotel), aucun versement d’acompte n’est nécessaire.

Le tarif est calculé par personne et non par chambre. Eko-in propose trois tarifs, qui différent suivant le type de repas souhaité : 10000, 12000 et 15000 yens par personne (soit respectivement, au taux de change du 08/08/O8 : 60, 72 et 91€). Le tarif par personne est fixe, quel que soit le nombre de personnes.

Ekoin temple - Slippers Ekoin temple - Garden

La chambre et le temple en général

La chambre que nous avions pour 2 était spacieuse (10 tatamis soit 16,2 m²), avec vue sur un jardin intérieur. Les chambres sont dans le pur style traditionnel japonais : peu de mobilier (une petite table, deux coussins sur le sol), tatami sur le sol, portes coulissantes… Dans un recoin, on trouve quand même des objets du monde moderne : une télévision, un téléphone, un ventilateur (il n’y pas de climatisation mais ce n’est pas nécessaire car il fait moins chaud dans la montagne qu’en ville), des prises électriques, une lampe torche. Les futons pour dormir sont apportés par un moine après le repas.

Ekoin temple - Corridor Ekoin temple - Guest room

Les toilettes et des lavabos se trouvent dans le couloir, à plusieurs endroits du temple (la partie du temple utilisée pour accueillir les visiteurs nous a paru assez étendue). Par contre il n’y a pas de douche ou de bain à proximité ; la salle de bain se trouve près de l’entrée du temple, assez loin des chambres. Ayant lu dans les guides qu’il s’agit de bains communs et n’ayant pas spécialement envie de nous dénuder en public, nous n’avons pas testé la salle de bains.

Il y a plusieurs horaires à respecter lorsqu’on loge dans le temple : le repas du soir est servi à 17h30 (!), la porte principale du temple ferme à 23h00 (de toutes façons il n’y pas grand chose à faire à Koyasan à des heures aussi tardives), la méditation matinale est à 6h30 et le petit déjeuner à 7h30. Le jour du départ, la chambre doit être libérée à 10h.

Le repas

La cuisine « shôjin-ryôri » est très particulière. C’est très bien réalisé, la présentation est très soignée, mais en ce qui nous concerne nous n’avons pas du tout aimé. Chacun ses goûts, il y a certainement des gens qui trouvent ça délicieux (au moins les moines de Koyasan, visiblement) mais soyez préparés. Si vous n’êtes pas sûrs d’aimer et que le temple où vous réservez offre plusieurs formules (comme Ekoin), je vous conseille de prendre la formule avec le repas le moins cher.

Ekoin temple - Dinner (at 5:30pm) Naruto, brocoli, tofu, kobumaki
Le dîner

Ekoin temple's breakfast (official) My breakfast (real)
Le petit déjeuner (non ne rêvez pas, les cookies ne sont pas fournis par les moines)

Se rendre à Koyasan

Une ligne de train exploitée par la compagnie Nankai dessert la gare de Koyasan (voir le site Nankai dédié à Koyasan). Cette ligne part de la gare de Namba, à Osaka. Au départ d’Osaka, il suffit donc de se rendre dans cette gare (attention il y a en fait 3 gares à Namba, la gare JR, la gare Nankai, et une 3ème compagnie dont j’ai oublié le nom – il faut bien 10-15 minutes à pied dans les galeries souterraines – aménagées en centre commercial – pour aller de la gare JR à la gare Nankai).

Le voyage en train permet de découvrir les paysages de montagnes du Japon, et d’observer la transition progressive depuis Osaka (3ème ville du Japon) jusqu’à la petite ville de Koyasan dans les montagnes recouvertes de forêts. Les gares dans lesquelles on s’arrête sont de plus en plus petites, les villes autour les gares sont de moins en moins étendues et ont de moins en moins d’immeubles, il y a de moins en moins de constructions et de plus en plus de forêts.

Village in the mountain Mountains and forests and powerlines

Attention si votre train n’est pas direct (ils ne le sont pas tous), les gares comportent de moins en moins de panneaux en anglais au fur et à mesure qu’on s’éloigne d’Osaka. Renseignez-vous bien sur les changements et n’hésitez pas à demander au chef de gare, il ne parle pas forcément anglais mais un simple « Koyasan ? » et il vous indiquera quel train prendre.

Quelques modestes conseils pour le séjour dans le temple

– évitez le week-end si vous le pouvez ; nous sommes arrivés à Koyasan un vendredi, il y avait très peu de monde dans le train et nous n’avons pas eu le sentiment qu’il y avait beaucoup de visiteurs. Par contre en repartant le samedi matin nous avons croisé les trains qui se rendaient à Koyasan ; ils étaient bondés de Japonais profitant du week-end pour aller à Koyasan.
– si vous n’êtes pas sûr d’aimer la nourriture des moines, prévoyez quelques provisions pour un mini repas alternatif (sinon vous pouvez toujours vous rabattre sur les quelques magasins de Koyasan qui vendent des produits alimentaires ; par contre il n’y a pas de combini à Koyasan)
– les moines qui s’occupent de l’accueil des visiteurs parlent un peu anglais (mais vraiment un peu) ; c’est suffisant pour vous amener à votre chambre, vous expliquer les règles et les horaires, mais c’est à peu près tout. A prendre en compte dans votre organisation.
– si vous logez dans un temple qui permet aux visiteurs d’assister aux cérémonies religieuses du matin mais si vous ne souhaitez pas y assister (ce n’est pas obligatoire), pensez à le signaler explicitement aux moines qui vous accueillent. Par défaut, on considère que vous souhaitez y assister (du moins c’est le fonctionnement que nous avons observé à Ekoin).
– les chauffeurs de bus de Koyasan ne parlent pas tous anglais ; renseignez-vous à la gare (il y a un centre d’information) pour savoir comment fonctionnent les bus, lequel prendre, où descendre, etc.

Vue aérienne de Koyasan
http://maps.google.fr/maps/ms?ie=UTF8&hl=fr&t=h&s=AARTsJqVEjdVAPK2YDzU73e-kwyqadyKbg&msa=0&msid=108772171047200441282.00044c01fce408109b814&ll=34.214357,135.586739&spn=0.024842,0.036478&z=14&output=embed
Agrandir le plan

Quelques liens pour en savoir plus
> Le site sur Koyasan de la compagnie ferroviaire Nankai : comment se rendre à Koyasan (horaires des trains, guide des gares…), que voir à Koyasan (site en français)
> Official website of Kôyasan, presented by the Kôyasan Tourist Association and Shukubô Temple Lodging Cooperative. Information concerning sightseeing, lodging and many other aspects of Kôyasan
> Quelques avis sur quelques temples shukubo de Koyasan sur Tripadvisor.fr
> Le plan de Koyasan avec la localisation des temples shukubo (format PDF)
> Mes photos prises lors de notre séjour au temple Ekoin
> Mes photos de Koyasan
> D’autres informations sur le shukubo (article sur un forum)

Ekoin temple
Cour principale du temple Ekoin

Avis sur l’hôtel Econo-Inn de Kyoto

Comme je l’avais indiqué avant notre départ dans cet article publié en juin 2008, nous souhaitions disposer d’un hôtel pas trop cher mais disposantquand même d’un minimum de confort et de services, et pas trop mal placé, pour nos presque 2 semaines à Kyoto en juillet.

Notre choix, après lecture de quelques articles et forums, s’était porté sur l’hôtel Econo-Inn Kyoto, un petit hôtel de 21 chambres, qui propose des chambres pour deux à 7000 yens la nuit (soit au taux actuel environ 39€ – tarif pour 7 à 13 nuits – dégressif avec la durée du séjour – pour 23 à 30 nuits c’est 4000 yens), avec salle de bains dans la chambre (voir le site de l’hôtel pour les tarifs pour les autres types de chambre et les différentes durées de séjour). Le site de l’hôtel indique qu’il n’est pas très loin de la gare de Kyoto (15 minutes à pied).

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Avis après séjour dans l’hôtel Econo-Inn pendant 10 nuits

Localisation de l’hôtel
Il faut marcher vite pour aller de l’hôtel à la gare en 15 minutes ; on est plutôt dans les 20-25 minutes en marchant normalement (surtout si on a des bagages à transporter). Il est possible de prendre le bus (il y a un arrêt à une centaine de mètres de l’hôtel) ou le métro (mais la station la plus proche de l’hôtel est à 8 minutes de marche sans bagages donc l’option métro n’est pas forcément intéressante).

Le plan « officiel » ci-dessus est correct mais trompeur : il donne l’impression que l’hôtel est tout prêt de la gare, à 2 pâtés de maisons. En fait seules les grosses rues sont représentées, il y a des dizaines de petites rues qui n’apparaissent pas. La vue aérienne Google Maps permet de mieux se rendre compte des distances (la distance totale à parcourir est d’environ 1,4km). Ce qui est bien c’est que comme le trajet ne se fait pas en ligne droite, il existe une multitude de possibilités pour aller de la gare à l’hôtel (et inversement), sans allongement de distance : on peut donc découvrir de nouvelles rues à chaque trajet gare-hôtel.

http://maps.google.fr/maps/ms?ie=UTF8&hl=fr&t=k&s=AARTsJqVEjdVAPK2YDzU73e-kwyqadyKbg&msa=0&msid=108772171047200441282.00044c01fce408109b814&ll=34.990383,135.762134&spn=0.012305,0.018239&z=15&output=embed
Agrandir le plan

Le centre-ville (où se trouvent les principales rues commerçantes) se trouve également à une vingtaine de minutes de marche de l’hôtel (et on peut prendre le bus).

L’hôtel est donc bien placé pour quelqu’un qui souhaite se rendre régulièrement à pied à la gare et dans le centre-ville (ce qui était notre cas). Pour quelqu’un qui ne compte pas sortir souvent de Kyoto pendant son séjour et qui n’a donc pas besoin de la gare, il faut peut-être chercher dans un quartier plus proche du centre.

Une gare de la ligne Keihan (non JR) se trouve à 5 minutes de l’hôtel à pied. Cette ligne permet notamment de se rendre en quelques minutes au superbe sanctuaire shinto Fushimi-Inari, au sud de Kyoto.

Cadre
L’hôtel est en bordure d’une des principales rues de la ville, qui relie le centre-ville au quartier de la gare. Il y a donc de la circulation, même la nuit. Ca reste toutefois raisonnable (exemple : il est possible de traverser à pied, en fin de matinée, sans passage piéton ; ce n’est probablement pas le cas aux heures de pointe ; la nuit la traversée se fait sans aucune difficulté). Le quartier est principalement résidentiel, que ce soit derrière l’hôtel ou de l’autre côté de la rue.

La rivière Kamo se trouve à 5 minutes de l’hôtel. On peut marcher le long de la rivière pour remonter vers le centre-ville.

Chambre
La chambre double est tout à fait suffisante pour 2 personnes ; les lits sont séparés, ils peuvent être rapprochés mais il reste un petit espace d’une dizaine de centimètres entre les matelas.

La chambre est climatisée ; l’intensité de la clim est réglable ; elle peut être coupée.
Il y a une petite télé dans la chambre avec 6 ou 7 chaînes en réception hertzienne analogique (qualité d’image pas géniale sur certaines chaînes).

Hotel room - Econo-inn Kyoto

Le ménage n’est fait qu’une fois par semaine mais c’est suffisant, sauf peut-être pour le changement des serviettes de bain (qui peuvent toutefois être remplacées à la demande, pour 100 yen).

Depuis la chambre que nous occupions (2ème étage, orientation est), la vue par la fenêtre n’est pas d’une beauté à couper le souffle, mais il y a pire (voir photo ci-dessous). Il n’y a pas de bruit car il n’y a que des petites rues de ce côté. En revanche je ne sais pas ce que ça donne dans les chambres qui donnent sur la rue principale, de l’autre côté.

Salle de bain
La salle de bain, intégrée dans la chambre, est petite mais fonctionnelle. Elle contient des toilettes, un lavabo, une douche avec une petite baignoire (permettant de prendre un bain assis). Nous avons rencontré des problèmes avec le réglage de la température de l’eau dans la douche, très instable (passages rapides du chaud au froid et inversement), mais à part ce petit problème c’est tout à fait satisfaisant.

Pour les fans de technologie de pointe dans les toilettes par contre c’est très limité : pas de siège chauffant, pas de jet d’eau, pas de mécanisme de nettoyage automatisé du siège, pas de simulateur de bruit de chasse d’eau, etc. Ce sont des toilettes simples comme on en a chez nous, pauvres attardés du XXème siècle (en matière de WC).

Accès à internet
Il y a un ordinateur connecté à internet, utilisable gratuitement, dans le salon commun au rez-de-chaussée. Il est équipé des principaux logiciels (Firefox, Internet Explorer, MSN Messenger…) ; le clavier en QWERTY peut être basculé en mode japonais. La connexion est en ADSL, le débit est amplement suffisant pour les usages courants avec un bon niveau de confort.

Il est également possible de brancher son propre ordinateur par câble Ethernet (il y a 2 ou 3 prises disponibles dans le salon à cet effet).

Un point d’accès Wi-Fi est disponible. Il permet de se connecter sans fil si on est dans le salon. Le Wi-Fi peut également être utilisé depuis les chambres, mais le niveau de service est variable. Depuis notre chambre (au 2ème étage), nous obtenions un signal indiqué comme « très faible » ou « faible » par Windows (lorsqu’il n’était pas inexistant). De plus le routeur de l’hôtel semble saturer et planter si trop de monde se connecte en même temps.

Ceci étant dit, le site internet de l’hôtel ne mentionnait pas d’accès internet dans les chambres ni de possibilité de brancher son propre ordinateur, un accès Wi-Fi même instable est donc mieux que rien.

Autres services à l’intérieur de l’hôtel
Plusieurs services sont disponibles gratuitement dans le salon commun de l’hôtel au rez-de-chaussée.
De l’eau chaude (95°C) permet de se faire des nouilles instantanées, du thé, du café…
Des sachets de thé, du café (à certaines heures uniquement), du sucre, de l’eau fraîche sont en libre-service.
Il y a de la vaisselle (assiettes, verres, tasses, couverts…) et 3 tables permettant de prendre un petit déjeuner (à concevoir soi-même) ou de manger un repas rapide. Le tout est toujours propre.
Une dizaine de parapluies peuvent être empruntés par les usagers de l’hôtel.

Commerces et services à proximité
Il y a un combini Lawson juste en face de l’hôtel, c’est très pratique pour faire quelques courses rapides à tout moment de la journée et de la nuit (ouvert 24h/24). On peut par exemple s’acheter de quoi faire un petit déjeuner (jus de fruit 500 ml = env. 100 yens ; sachet de 8 petits pain au lait et pépites de chocolot : 170 yens) ou des Cup Noodle Nissin (env. 150 yens, baguettes fournies), qu’on peut préparer ensuite à l’hôtel avec l’eau chaude à disposition.

Il y a une cabine téléphonique juste devant l’hôtel ; elle peut être utilisée pour les appels internationaux (au moins avec une carte KDDI Super World – nous n’avons pas testé d’autres cartes – explications sur la carte KDDI Super World prochainement sur ce blog).

On trouve une laverie automatique (avec sèche-linge) à environ 5 minutes de marche en direction de la gare. On trouve également des loueurs de vélo à proximité immédiate de l’hôtel.

Ambiance générale
L’hôtel est calme ; nous l’avons surtout remarqué après coup, lors de notre séjour au Sakura Hotel Jimbocho de Tokyo où la clientèle était beaucoup plus bruyante (explications dans le test de cet hôtel, à venir).
Les gérants (un couple d’une cinquantaine d’années, à vue d’oeil) sont très sympathiques et accueillants (surtout la dame).

Conclusion : un petit hôtel très sympathique avec un très bon rapport qualité/prix, avec des services gratuits (internet par Wi-Fi, vaisselle à disposition…), une salle de bain dans la chambre, le tout pour un prix par nuit très abordable (40€ pour une chambre double pour 1 à 2 semaines). Son principal point faible est sa localisation, qui n’est ni toute proche de la gare, ni toute proche du centre-ville (à mi-chemin entre les deux) ; tout dépend des déplacements qu’on prévoit de faire pendant le séjour.

> Pour en savoir plus : le site de l’hôtel Econo-Inn Kyoto
> Contact et réservation : info@econo-inn-kyoto.com

Jour 11 : au revoir Kyoto bonjour Koyasan

11ème jour, on quitte Kyoto vers 11h, direction Osaka pour prendre le train pour le mont Koya où nous allons passer la nuit dans un temple.

Depuis Osaka on prend un train à la gare de Namba (un quartier d’Osaka) et c’est parti. On quitte progressivement la ville (il faut un bon moment avant de vraiment sortir de l’agglomération d’Osaka). Ensuite on s’arrête dans des gares de plus en plus petites, avec des villes de moins en moins étendues autour. On se retrouve très rapidement dans les montagnes. Il y a plusieurs changements de trains (3 trains différents d’Osaka à la gare de Koyasan) et les panneaux dans les gares sont de moins en moins traduits en anglais au fur et à mesure qu’on avance dans les montagnes ; il faut suivre pour pas se perdre.


Au bout d’environ 2h de train, on arrive à la gare de Koyasan, depuis laquelle il faut ensuite prendre un funiculaire, puis un bus pour vraiment arriver dans la ville de Koyasan.

On arrive finalement à notre temple (après n’avoir rien compris à la tarification du bus), Eko-in.

A l’arrivée on est accueillis par un moine, qui nous fait enlever nos chaussures puis nous explique rapidement les règles : dîner du soir à 17h30 (!), fermeture de la porte principale du temple à 22h, méditation le matin à 6h30, petit déjeuner à 7h30. Puis il nous amène à notre chambre.


(intérieur de notre chambre)

La chambre est assez grande (10 tatamis soit 16,2 m²) ; elle donne sur un petit jardin intérieur et ferme avec des panneaux coulissants. A l’entrée, on enlève nos chaussons (fournis par le temple) et on les pose dans le mauvais sens ; heureusement le moine veille au grain et les retourne immédiatement, faut pas déconner non plus.

Il est environ 15h30, on a donc 2 heures avant qu’on nous serve le repas du soir dans la chambre. On va se promener en direction du cimetière Okuno-in, une des principales choses qu’on voulait voir à Koyasan.

Un hôtel pas cher à Kyoto ?

Comme pour Tokyo, les hôtels proposés à Kyoto par les moteurs de recherche des sites comme Voyages-SNCF restent chers, même pour ceux qui sont présentés comme les plus économiques. Les tarifs les plus bas sont de l’ordre de 70-80 par nuit (pour une chambre 2 personnes) (exemples : Karasuma Kyoto Hotel 70€ ; Rihga Royal Hotel Kyoto 69€) et la plupart des tarifs sont au dessus de 100€/nuit pour 2 personnes. Une seule exception notable, le BJ Family House, qui propose des chambres entre 52 et 72€ et qui a récemment fait son apparition dans le moteur de recherche (il n’était pas listé quand j’ai regardé pour la première fois en avril).

Donc finalement, comme pour Tokyo, en cherchant un peu, nous avons trouvé par des forums et Google d’autres hôtels, non référencés par les agences de voyage en ligne, mais avec des tarifs plus intéressants.

Nous avons choisi de loger à l’Econo-Inn Kyoto, un petit hôtel de 21 chambres, qui propose des chambres pour deux à 7000 yens la nuit (soit environ 39€), avec salle de bains dans la chambre. L’hôtel n’est pas très loin de la gare de Kyoto (15 minutes à pied), ce qui est pratique pour les déplacements en train prévus dans la région (Osaka, Nara, Himeji, Koyasan…).

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> Voir la localisation de l’Econo-Inn Kyoto sur Google Maps

La réservation s’est faite par mail (ou par téléphone), sans versement d’avance (d’ailleurs j’ai été étonné de ça ; même chose pour le Sakura Hotel à Tokyo, la réservation est validé sur simple engagement par mail).

Le guide Lonely Planet Japon édition 2008 propose également quelques hôtels pas très chers à Kyoto, dans le secteur de la gare :

  • le Tour Club, à 10 minutes de marche de Kyoto Station. Chambre pour deux personnes de 7400 à 7800 yens par nuit. Salle de bain dans la chambre (voir la localisation sur Google Maps)
  • le Budget Inn, style ryokan, mais qui n’est pas intéressant pour 2 personnes puisque les chambres (et donc les tarifs) sont prévues pour au moins 3 personnes.
  • le K’s House Kyoto. 5800 yens pour 2 (chambre sans salle de bain), 8800 yens (avec salle de bain).

Un hôtel pas cher à Tokyo ?

Quand on commande un voyage sur des sites comme Voyages-SNCF, Expedia et autres Lastminute, on peut avoir accès aux meilleurs tarifs pour l’avion, en cherchant un peu. Par contre pour les hôtels ce n’est pas vraiment le cas, du moins pour le Japon (je n’ai pas testé les autres pays).

Les hôtels référencés les moins chers pour Tokyo, pour une chambre deux personnes, sont au minimum à 80€ la nuit. On peut avoir l’impression que c’est raisonnable quand on voit que certains montent à 200€ pour la chambre standard la moins chère, et si on part de l’hypothèse (pas tout à fait vraie, en réalité) que la vie est beaucoup plus chère à Tokyo qu’ailleurs dans le monde.


Shinjuku Prince Hotel – 90€/nuit la chambre double – Un exemple de prix parmi les plus bas sur Voyages-SNCF.com

Mais en cherchant un peu en dehors de ces sites d’agences de voyage qui se présentent pourtant souvent comme les rois des bons plans, on trouve des hôtels beaucoup moins chers. J’ai été mis sur la piste de ces hôtels économiques par des discussions sur différents forums (par exemple ici).

Les « Sakura Hotel » de Tokyo, par exemple. Il en existe quatre, plutôt bien placés dans la ville (voir carte ci-dessous – je les ai reportés à partir des adresses et plans fournis sur leurs sites), et la nuit pour une chambre 2 personnes est à 50€ environ, soit 40% d’économie par rapport au moins cher des hôtels proposés sur Voyages-SNCF. Bien entendu, ce sont des hôtels « de base » : sur les 4 Sakura Hotels, seuls deux proposent une salle de bain dans la chambre. Mais les services proposés restent tout à fait corrects : climatisation (important vu la chaleur dans la région en été…), télévision (pour regarder les super jeux télévisés japonais), internet gratuit dans la chambre ou dans une salle commune (selon l’hôtel), petit déjeuner…

Pour les gens qui ont un budget encore plus serré, ces hôtels proposent également des dortoirs particulièrement économiques.

Après le séjour, je publierai un avis plus détaillé sur l’hôtel Sakura Jimbocho (que nous avons choisi principalement pour sa localisation, au centre même de Tokyo, à deux pas du Palais Impérial).

Les quatre hôtels Sakura :
Sakura Hotel Jimbocho
Sakura Hotel Hatagaya (près de Shinjuku)
Sakura Hotel Ikebukuro
Sakura Hotel Asakusa

Sur une carte :
http://maps.google.fr/maps/ms?ie=UTF8&hl=fr&t=h&s=AARTsJqVEjdVAPK2YDzU73e-kwyqadyKbg&msa=0&msid=108772171047200441282.00044c01fce408109b814&ll=35.71028,139.732704&spn=0.09757,0.171661&z=12&output=embed
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